La CNT de Barcelone à la rue des Vignoles



La CNT de Barcelone à la rue des Vignoles

par Frédérique Gaudin, secrétaire générale de l’AHAV



Quel est le lien entre la Première Internationale, la Retirada, la Nueve, un chat noir hérissé et le 33 rue des Vignoles ?

La CNT, Confederación Nacional del Trabajo, en espagnol, Confédération Nationale du Travail, en français.

Tout au long de l’histoire du XXe  siècle, elle est l’organisation politique prépondérante qui accompagnera ceux qui fuient la dictature franquiste, se battra sans relâche lors des moments décisifs, en Espagne, d’abord, puis en France, où elle rejoint la Résistance.

Cette organisation anarcho-syndicaliste est issue pour l’essentiel des noyaux ouvriers anarchistes militants de la Première Internationale – Association Internationale des Travailleurs (AIT) – fondée en 1864. La section AIT de Barcelone date, elle, de décembre 1868.

À la fin du XIXe siècle, la condition ouvrière et paysanne espagnole est miséreuse, le revenu moyen d’un ouvrier ne suffit pas à faire vivre sa famille. Les conséquences sont multiples dont l’analphabétisme : les enfants sont ôtés de l’école (payante de surcroît) pour apporter un salaire complémentaire indispensable au foyer. Tout comme le reste de l’Espagne, la Catalogne de 1900 est sous-développée. Les organisations vont avoir un rôle d’entraide, d’éducation, voire d’alphabétisation notamment dans les campagnes, où on compte 59 % d’analphabètes.

La CNT nait en 1910 à Barcelone, principale région industrielle d’Espagne, en opposition au syndicat majoritaire, l’Unión General de Trabajadores (UGT), socialiste, et prend très rapidement sa place de grande organisation de masse ayant un rôle décisif dans les luttes ouvrières qui vont se dérouler en Espagne jusqu’en 1936.

En 1918, d’abord, avec la crise industrielle en Catalogne qui incite des milliers de travailleurs à rejoindre les rangs de la CNT, en riposte à la bourgeoisie qui instaure le pistolerismo dans plusieurs villes, c’est-à-dire l’emploi de mercenaires armés pour réprimer l’agitation sociale. La CNT sera interdite à partir de 1923, elle passe à la clandestinité. En 1927, une nouvelle loi, la loi sur les fuites, (ley de fugas) est instaurée. Pendant ces années, et en réponse à ces lois successives, le mouvement anarchiste clandestin se durcit : la F.A.I. (Fédération Anarchiste Ibérique), créée en juillet de cette mème année 1927, est la base active de la CNT.

Pendant la période républicaine (1931-1936) et la guerre civile (1936-1939), l’anarcho-syndicalisme et sa principale organisation, la Confederación Nacional del Trabajo, jouent un rôle central. De juin 1931 à la Guerre Civile, la CNT passe de 535 000 adhérents à 2 millions.



De l’Espagne à la France : les années 1936 – 1945

En février 1936, le Front populaire – Frente Popular – remporte les élections.  L’extrême droite, une grosse partie de l’armée, la haute bourgeoisie et le clergé ne le supportent pas et s’organisent pour mettre à bas le gouvernement légal. Le 17 juillet 1936, les nationalistes, soutenus par les phalangistes, organisent un coup d’État militaire dont le général Franco prend la tête. Le 19 juillet, devant le manque de réaction du gouvernement républicain, les syndicats ouvriers CNT, UGT – Union Générale des Travailleurs, confédération syndicale espagnole majeure, proche du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) – et les révolutionnaires s’arment et font face à l’armée. Le coup d’état est contenu. Commence alors la guerre civile. L’Espagne est coupée en deux, nationalistes contre républicains.

C’est alors que des milices confédérales regroupent des anarcho-syndicalistes, des anarchistes de la Confédération Nationale du Travail et d’autres de la Fédération Anarchiste Ibérique. Elles jouent un rôle déterminant dans la défense de la République durant les premiers mois de la guerre civile. Elles sont progressivement intégrées, à partir d’octobre 1936, dans la nouvelle Armée populaire de la République espagnole, à l’intérieur des brigades mixtes, même si nombre de miliciens refusent cette « militarisation ».

Cette guerre civile espagnole s’étend de juillet 1936 à avril 1939. La signature du pacte de non intervention par les démocraties occidentales (France et Angleterre) et par les dictatures de Hitler et Mussolini ainsi que par l’URSS est scrupuleusement respectée par les démocraties mais pas par les régimes autoritaires qui envoient leurs meilleurs soldats et leur meilleur matériel (la légion Condor nazie écrasera Guernica sous les bombes). La défaite des républicains se traduit par l’établissement de la dictature de Francisco Franco, qui perdurera jusqu’à sa mort en novembre 1975. Le 26 janvier 1939, la chute de Barcelone aux mains des nationalistes incite près de 500 000 hommes, femmes et enfants à fuir précipitamment vers la France et le Maghreb, colonisé par la France. Depuis le début de la guerre, les troupes franquistes se livrent à des massacres de populations civiles (voir « Une guerre d’extermination – Espagne 1936-1945 » par Paul Preston).

Cette page d’histoire hors norme, nommée « la Retirada » en espagnol, a formé, en quelques semaines seulement, l’épilogue d’une guerre civile, se soldant par un gigantesque drame humanitaire. Ces 500 000 personnes passent au Nord vers la France par les Pyrénées-Orientales, au Sud vers l’Afrique du Nord, par des bateaux de fortune. C’est un exode inédit juste avant la bascule dans la deuxième guerre mondiale.

Côté français, dès 1936, le premier gouvernement Blum élabore une politique d’accueil des réfugiés conforme à la tradition républicaine … L’accueil des enfants est particulièrement attentionné. En novembre 1938, dans un pays en pleine crise économique, une poussée xénophobe submerge le pays. Le gouvernement Daladier (radical) prévoit l’internement des étrangers dits « indésirables » dans des « centres spéciaux ». Ils sont quelques 275 000 à être internés en février 1939 dans des camps sévèrement gardés tout le long de la côte languedocienne : Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le Barcarès, Bram, Agde, Septfonds, Gurs, Le Vernet, Rieucros, Collioure, en France métropolitaine, Boghari, Djelfa, en Algérie.



Carte de la Retirada dans les Pyrénées-Orientales

© Fédération Nationale André-Maginot © d-maps.com


Parmi ces réfugiés, pour échapper à cet internement, certains repartent en Espagne – 250 000, principalement des femmes et enfants, mais des paysans voulant retrouver leurs terres -. Dès le début de la guerre en France, les réfugiés espagnols les plus politisés rejoignent la Résistance ou la France Libre et prennent le maquis. 

En juin 1940, 1 800 000 militaires français sont prisonniers en Allemagne, l’embauche des étrangers, espagnols mais aussi polonais, ukrainiens et autres, représente une main d’œuvre qui arrive à point nommé. Les décrets Daladier de 1938 soumettent les réfugiés souhaitant rester en France à des obligations économiques et militaires. De nombreux espagnols sont employés dans les fermes et les usines pour pallier la pénurie de main-d’œuvre dans l’agriculture et l’industrie, les mines, l’aéronautique ou l’armement, ou dans les forêts. En Algérie, pour relier les mines situées au sud d’Oran (Kenadsa) aux chemins de fer marocains, 2000 républicains espagnols et membres des Brigades internationales intègrent la Compagnie générale transsaharienne, afin d’entretenir les pistes dans le désert.

Outre ceux qui ont déjà trouvé un emploi, les espagnols rejoignent la Légion Étrangère, les Régiments de marche des Volontaires étrangers (RMVE) ou les Compagnies de travailleurs étrangers (CTE), devenues après la défaite les Groupes de Travailleurs étrangers (GTE). Environ 10 000 espagnols, toutes obédiences républicaines confondues, vont rejoindre la ligne Maginot. Ces CTE seront essentiellement employées à des tâches non combattantes durant la période de mi-1939 à mai 1940, permettant de libérer la main d’œuvre militaire des unités combattantes de nombre de corvées, manutentions, travaux de construction (bâtiments, routes, défense  civile…) et d’entretien. À la fin des hostilités, les compagnies de travailleurs étrangers sont pour la plupart faites prisonnières puis internées en Allemagne à Mauthausen ou Ravensbrück. 2000 sur 7000 en ressortiront vivants, libérés en 1945.



Photographie de la plaque commémorative de la CNT 33 rue des Vignoles Paris 20e

Plaque commémorative 33 rue des Vignoles – Wikimedia Commons / Mu


Engagés dans la légion étrangère, faute d’autres alternatives, la plupart des républicains désertent l’armée de Vichy, pour rejoindre la colonne Leclerc. La 2e DB – 2e Division Blindée, créée en 1943 en Afrique du Nord, intègre les espagnols travaillant à la Transsaharienne. Là, la neuvième compagnie – la Nueve – est composée de 160 hommes dont 146 républicains espagnols. Beaucoup d’entre eux sont de la CNT. Son plus grand fait d’armes est son action en avant-garde à la Libération de Paris, puisque les hommes de la Nueve sont les premiers à entrer dans la capitale, au soir du 24 août 1944 avec des blindés légers portant les noms de batailles de la guerre d’Espagne, « Teruel », « Guadalajara », ou encore « Belchite », accompagnés de 3 chars de la 501e RCC, Montmirail, Champaubert et Romilly, et d’éléments du génie. C’est la colonne Dronne. Celle-ci entre dans Paris jusqu’à l’Hôtel de Ville, premier jalon de la Libération de Paris, le 25 août.



Photographie de La Nueve, prise à Dalton Hall, en Angleterre, au printemps 1944

La Nueve à Dalton Hall, en Angleterre, au printemps 1944 – DR


Le 26 août, le général de Gaulle célèbre la victoire en descendant les Champs-Élysées avec le Conseil National de la Résistance, escorté par la Nueve.

Après quelques jours de repos à Paris, celle-ci continue à accompagner le général Leclerc jusqu’à Strasbourg, puis va combattre jusqu’au Nid d’Aigle d’Hitler, à Berchtesgaden.

Les 2 chars espagnols le Teruel et le Guadalajara sont conservés encore aujourd’hui sur la place d’armes au Mont Valérien.



L’après-guerre en France

La CNT, créée en 1910 en Espagne, se reconstitue en septembre 1944, comme toutes les organisations politiques et syndicales. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, en 1945, les anarcho-syndicalistes espagnols se réunissent à Paris. Le 1er congrès de la CNT en exil se tient en mai, à l’Observatoire, et les congressistes représentent 45 000 adhérents.

La presse de tous les organes politiques parait à Paris ou Toulouse… Solidaridad Obrera (Solidarité Ouvrière), journal de la CNT qui avait été créé en 1907, sort son numéro 19, le premier après la Libération, le 24 septembre 1944.



Solidaridad Obrera n°19 du 24 septembre 1944, article relatant la Libération de Paris

Solidaridad Obrera n°19 du 24 septembre 1944, article relatant la Libération de Paris
https://www.24-aout-1944.org/avec-les-espagnols-de-la-division/


Une brochure du PSOE (Parti Socialiste Ouvrier Espagnol) sort également sur la Nueve intitulée « les Oubliés ».

Le 25 avril 1947, un évènement important va changer la donne, une grève éclate à l’usine de Renault Billancourt. Cette grève historique marque le début de la rupture entre le Parti Communiste et le monde ouvrier, et conduit au départ en mai 1947 des ministres communistes du gouvernement d’union nationale. Ce mouvement est à l’initiative de militants trotskystes et anarcho-syndicalistes de la CNT-AIT, laquelle avait été créée à peine 6 mois auparavant, par des  militants qui avaient quitté la CGT alors sous emprise stalinienne. À partir de cette date, la CNT-AIT (Confédération Nationale du Travail – Association Internationale des Travailleurs), section française, a pour journal l’Action Syndicaliste.

La Confédération Nationale du Travail a alors plusieurs implantations : d’abord, à Toulouse, rue Belfort, puis à Paris, où elle occupe divers locaux successifs dans les 10e, 11e, puis 20e arrondissements. Ces locaux parisiens sont des lieux de sociabilité importants, où on accueille les nouveaux réfugiés, où on se réunit, où on discute, où on élabore les luttes, où on éduque, et où on fait les journaux.

Les anarchistes espagnols viennent rue de la Douane de 1944 à 1948, près de la place de la République, dans d’anciens locaux de la CGT avant-guerre, investis par les allemands pendant la guerre. Vu les relations avec la CGT après-guerre, ils doivent partir en 1948. Ils font un court passage rue de la Fontaine-au-Roi. Puis, de 1948 à 1970, ils prennent un local rue Sainte Marthe, qui devient inadapté, à cause de son accès par un escalier très raide, en particulier. C’est alors qu’en 1970, un camarade de la CNT, tourneur-fraiseur travaillant rue des Haies, apprend l’existence d’un « local » rue des Vignoles. Propriétaire : Mme Dawint, habitant boulevard Davout.



Les tribulations du 33 rue des Vignoles

Dans les années 1970, l’impasse est faite de palissades en bois, les locaux sont assez sommaires, les ouvriers espagnols construisent donc les locaux « en dur ».

La CNT raconte l’histoire du 33 rue des Vignoles.



Deux photographies du 33 rue des vignoles, en 1970 et en 2025

À gauche : en 1970, à l’arrivée dans les lieux de la CNT, photographie CNT — À droite, avec les balcons construits par les personnes de la CNT, présents jusqu’en 2025, photographie Thierry Mercier – DR


La CNT française, elle, arrive dans les locaux dans les années 80 ainsi que l’ORA – Organisation Révolutionnaire Anarchiste.

De 1970 à 1994, le 33 rue des Vignoles est installé et cohabite avec de nombreux artisans.

Ainsi, au fil du temps, se sont succédé les métiers les plus divers :

  • M. Jean Jacquart, installé dans cette impasse depuis 1964
    Traitement et revêtement des métaux
  • La Maille Marigny Vêtement, créée le 25 décembre 1968, fermée le 4 juin 1985
  • La Maille Moderne, créée le 1 janvier 1979
    Fabrication de chandails, pull-overs, polos, gilets, bonneterie
  • David Réol, bijoutier joaillier
    Brièvement installé de fin novembre 1986 à fin décembre 1987

En 1994, dans le contexte des projets de ré-urbanisation du quartier de la Réunion, que d’autres nommeront « bétonisation de l’Est Parisien », comme les ZAC des Amandiers, de Saint Blaise, ou de la place des Fêtes, la Ville de Paris achète la moitié de la rue des Vignoles entre le coin de la rue Buzenval (restaurant Ighouraf) et la rue Planchat. Le permis de démolir est attribué. Mme Dawint est expropriée, et conséquemment sommée de faire partir la CNT.

Une bataille juridique s’engage. En septembre 1996, un cortège de 2000 personnes du quartier « en lutte » va jusqu’au siège de la cité administrative de la Préfecture de Paris, boulevard Morland. Le maire, Jean Tiberi, écoute. Jacques Chirac, sympathisant des résistants espagnols, soutient le maintien de la CNT en ses locaux et la non-destruction de l’îlot. Le projet de destruction du 33 rue des Vignoles ainsi que tout l’îlot Planchat – Vignoles est abandonné.

Une période de négociation commence. Et un bail est proposé en 2000, qui restera non signé.

Pendant 6 ou 7 ans, statu quo. La CNT entreprend à nouveau de nombreux travaux.

Le lieu, outre la CNT, abrite d’autres locataires, et a de nombreuses activités :

Boxe, flamenco, une AMAP « le Temps des Légumes », conférences, bals populaires, fêtes irlandaises, expositions, portes ouvertes des Ateliers du Père-Lachaise Associés, projections…

Outre, bien sûr, les permanences syndicales, et même des rassemblements internationaux.

À partir de 2015, la CNT propose de réhabiliter elle-même le « 33 », mais cela s’avère impossible financièrement. Cette même année, le jardin situé entre l’hôtel de ville de Paris et la Seine est renommé « jardin des Combattants de La Nueve ». La CNT adresse donc un courrier à la maire de Paris nouvellement élue, Anne Hidalgo, pour évoquer l’avenir du 33 rue des Vignoles. En citant que, parmi les figures ayant fréquenté cette adresse, figuraient des personnalités comme Manuel Lozano, combattant de « La Nueve », qui a fréquenté ce lieu jusqu’à sa mort, Juan Montuliu, résistant FFI, Roque Llop et Francisco Roda, déportés à Mauthausen, et nombre de révolutionnaires de la guerre d’Espagne qui, au 33, ont continué leur combat contre tous les totalitarismes dont celui de Franco. L’argumentaire porte ses fruits.

Ce lieu historique et patrimonial est enfin considéré comme tel, il va être rénové. L’histoire personnelle de Mme Hidalgo, liée à l’Espagne républicaine, a vraisemblablement permis à ce projet d’aboutir. Un bail est enfin signé en 2020 jusqu’en 2032, le bail civil de 12 ans étant le bail maximum pour les associations.

Le centre a fermé ses portes début 2025 jusqu’à la fin des travaux prévue en septembre 2026.

Le projet, auquel a été associée la CNT, comprendra, entre autres, un Centre de Mémoire anti-fasciste et libertaire, couvrant la période de 1931 à 1975, du point de vue de l’exil, comprenant la période Républicaine en Espagne, la période révolutionnaire 1936-1939, la deuxième guerre mondiale, la Résistance et Mathausen, et l’exil long. L’association 24 août 1944 en parle ici.

 

 

Et le chat noir alors, dans tout ça ?

Dessin de Ralph Chaplin, TDR

Pourquoi comme emblème, un chat noir hérissé, toutes griffes dehors et gueule ouverte ?

Ce chat symbole figurant sur le drapeau de la CNT flottant au vent dans l’impasse, viendrait des États-Unis. Le 27 juin 1905, à Chicago, 200 délégués fondent les Industrial Workers of the World (IWW). L’objectif des « wobblies » ainsi nommés : détruire le capitalisme sous la bannière « One Big Union », par l’action directe et les grèves sauvages. Le terme de grève sauvage, en anglais, se dit « wild cat strike » (grève du chat sauvage). Comme il était interdit d’appeler à la grève, les IWW placardaient ces affiches du chat noir sur les portes des usines et des ateliers, signal d’un appel à l’action directe sur le lieu de production, grève sur le tas ou sabotage, sans risque de sanction. Une autre anecdote court sur ce chat, plus romanesque, qui proviendrait d’une grève de l’IWW assez violente pendant laquelle plusieurs membres auraient été blessés. C’est alors qu’un chat noir famélique se serait installé dans le camp des grévistes. À mesure que la grève tournait à l’avantage des travailleurs, le chat reprenait des forces. Ce chat aurait été pris comme mascotte, et ce serait la seconde raison ou légende autour de ce chat noir.

Nous attendons la fin de l’année 2026 avec enthousiasme pour voir le chat noir à nouveau élire domicile au 33 rue des Vignoles, dans une impasse apaisée où la CNT continuera d’écrire son histoire.

 

Bibliographie pour aller plus loin



Mars 2026

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