Le grand sociologue Edgar Morin vient de nous quitter.

Au moment où l’ensemble de la presse lui rend un hommage unanime, nous avons souhaité remettre à la une l’article que nous lui avions consacré à l’occasion de ses 101 ans.

 


Edgar Morin, un enfant de Ménilmontant

Les hauteurs de Belleville conservent en bonne santé si l’on en croit Edgar Morin, né le 8 juillet 1921 et donc âgé aujourd’hui de plus de 101 ans.

Ce qui n’empêche pas ce sociologue, ce chercheur populaire particulièrement sollicité par la presse, d’accepter très régulièrement les invitations des différents médias généralistes et spécialisés. Et tout dernièrement encore sur France Inter où il aborde en passant -et en toute simplicité- sa vie d’aujourd’hui.

Et quand il parle de vivre, il sait de quoi il parle :

« Vivre est une navigation dans un océan d’incertitudes

avec quelques îlots de certitudes

pour s’orienter et se ravitailler. »

Retour rapide sur sa jeunesse, son passé militant et  son apport intellectuel

La jeunesse d’ Edgar Morin

Ses parents, originaires de familles commerçantes juives de Salonique, venus en France au début des années 1910, s’étaient installés à Ménilmontant où vivait une importante communauté juive. Son père (Vidal Nahoum) tenait un commerce de bonneterie en gros.
Edgar Morin n’a reçu aucune éducation religieuse mais vivait au milieu d’une communauté de juifs saloniciens. Il se qualifie « d’incroyant radical ». En 1931, l’enfance d’Edgar Morin a été profondément bouleversée par la mort prématurée de sa mère. Après cette disparition brutale, il sera élevé par son père.

Edgar Morin jeune

Il passe toute sa jeunesse à Ménilmontant ; dans une interview à France Inter le 14 juillet 2022, il nous raconte un 14 juillet à Ménilmontant :

« J’ai tout d’abord pensé au 14 juillet de ma jeunesse avant-guerre. Le 14 juillet, lors de l’avant-guerre, c’était une grande fête populaire, il y avait partout, dans tous les quartiers, des bals, notamment dans mon quartier Ménilmontant, et des drapeaux français à toutes les fenêtres. C’était la grande fête de l’année, Peut-être que cette fête a diminué en qualité populaire…
Pour moi le 14 juillet ce n’est pas seulement le 14 juillet 1789 mais c’est le 14 juillet 1790, la grande fête de la Fédération où les délégués de toutes les provinces de France ont voulu dire nous voulons faire partie de la grande union…
Je pense que la France dans son unité et sa diversité actuelle a été fondée là. Donc pour moi, j’adore le 14 juillet. »

Edgard Morin toujours énergique

Edgar Morin sur France Inter le 14 juillet 2022

Âgé de 101 ans, il dit ressentir « la poésie de vivre, de marcher au soleil ».

« J’ai perdu beaucoup d’amis, mais j’en ai encore. J’ai une relation d’amour avec mon épouse. J’ai encore beaucoup de sentiments, bien que beaucoup de choses soient rétrécies, dont mon audition, ma capacité de gambader avec mes jambes. Mon corps a diminué de ses capacités, mais mon esprit reste pareil. La vie continue à travailler en moi. »

Il reste l’un de nos grands intellectuels français après avoir été un militant engagé.

Le militant de gauche
En 1936, pendant la guerre d’Espagne, son premier acte politique est d’intégrer une organisation libertaire, pour préparer des colis à destination de l’Espagne républicaine. En 1938, il rejoint les rangs d’une petite formation de la gauche pacifiste et antifasciste.

Il entre en 1942 dans la Résistance communiste au sein des Forces unies de la jeunesse patriotique, change son nom en Edgar Morin et devient membre du Parti Communiste. Il est alors proche de nombreux intellectuels « compagnons de route » de ce parti, comme Georges Friedmann ou Jean-Paul Sartre. Il en sera exclu en 1951 à cause de son opposition au stalinisme. Politiquement, Il se situe maintenant dans une gauche républicaine et humaniste et a récemment déclaré. « J’ai toujours les mêmes convictions, mais j’ai perdu des illusions »

L’intellectuel
Son œuvre en tant que sociologue, chercheur, cinéaste, écrivain et enseignant est considérable.

Il a écrit plus de cent livres. À l’âge de 100 ans il a publié Leçons d’un siècle de vie, Paris, Éditions Denoël, et, en 2022, à l’âge de 101 ans, Réveillons-nous ! Paris, Éditions Denoël. Il a participé ou réalisé neuf films.

Edgar Morin Révéillons nous !Édité chez Denoël

Il a beaucoup travaillé sur le concept de complexité, cette « pensée complexe » qui, selon lui, aide les dirigeants à mieux comprendre le monde qui les entoure. Si le mot complexité s’oppose apparemment à la simplicité, lui a le don de nous expliquer ici -en moins de 14mn agréables et pédagogiques- toute son utilité.

« Dans la vie, tout est lié » et il nous faut donc « relier ce qui est lié ». Une approche bien utile avant de prendre une bonne décision pour agir. Et dans cet entretien, son apparente simplicité conviviale et claire le rend accessible au grand public : elle fait à l’évidence de lui opportunément un bon « client » régulier pour les journalistes.

Terminons par une pensée d’Edgar Morin, toujours d’actualité : « À force de sacrifier l’essentiel pour l’urgence on oublie l’urgence de l’essentiel. »

 

Les carrières de gypse, ou « plâtrières » qui parsemaient l’est parisien ont toutes disparu. Les dernières ont cessé leur activité à la fin du 19e siècle. 

Elles sont à l’origine du célèbre « plâtre de Paris ».

Il reste les bâtiments et autres curiosités qui les ont remplacées. Et les histoires qui vont avec, toutes emblématiques de la vie du 20e arrondissement.

C’est ce que nous vous proposons de découvrir (ou redécouvrir) au cours de ces deux heures de « flânerie » commentée. 

 

📅  Jeudi 28 mai 2026

🕙  À 9h45

 

Cette visite guidée est proposée par Pierre Besson, président de l’AHAV. Elle est réservée aux adhérents et sur inscription à ahav.paris20@gmail.com.

Le lieu de rendez-vous vous sera précisé après inscription.

 

Haut de la rue Champlain (carrières de Ménilmontant), vers 1877. Photographie de Charles Marville © Musée Carnavalet




Le film « Le Ballon Rouge » va fêter ses 70 ans

 

Ce petit chef-d’œuvre de 32 mn a obtenu, lors du Festival de Cannes 1956, la Palme d’Or du film de court métrage. Dévoilé en France le 10 octobre 1956, il était ressorti en 2007.

Il retrace l’histoire pleine de poésie d’un petit garçon de Ménilmontant qu’un mystérieux ballon rouge va suivre dans ses pérégrinations durant plusieurs jours. L’occasion de retrouver l’ambiance des rues de notre arrondissement dans les années 50.

L’un de nos adhérents, Alain Marcel Dequier, lui a consacré un bel article publié par notre partenaire, Mon petit 20e.

Vous pouvez le découvrir ici : https://monpetit20e.com/le-ballon-rouge-un-chef-doeuvre-du-cinema-tourne-il-y-a-70-ans-dans-le-20e-arrondissement/

Vous pouvez aussi commencer par vous délecter des 2’19″ de la bande annonce d’époque accessible ici : https://www.youtube.com/watch?v=EtguRibqY3Q

De bien agréables frissons en perspective.

 

Image du fil "Le ballon rouge"



Les eaux nouvelles et anciennes du 20e

 

Nous vous proposons une visite sur Les eaux nouvelles et anciennes du 20e

📅 Dimanche 7 décembre 2025

🕙 À 10h

⏳ Durée environ 2h30mn – 3,5km

Cette visite guidée par Jacques Paulic est réservée à nos adhérents sur inscription à notre courriel : ahav.paris20@gmail.com
Le lieu de rendez-vous sera précisé en retour.

 

L’alimentation en eau potable de Paris partage une longue histoire avec le 20e arrondissement.
Dans ce parcours original, nous évoquerons en premier lieu l’approvisionnement en eau, récent et présent.
Puis nous remonterons dans le temps pour découvrir des captages historiques des Sources du Nord.

Portrait d'Eugène Belgrand

Eugène Belgrand

Une personne a bien connu les eaux nouvelles et anciennes au 19ème  siècle : il s’agit du grand ingénieur Eugène Belgrand.

Il a conçu une grande partie du réseau moderne et actuel de Paris. Il avait aussi étudié les réseaux anciens et écrivait en 1877 :

« Lorsque j’aurai disparu avec trois ou quatre collaborateurs et autant d’anciens serviteurs qui surveillent les tronçons d’aqueducs comme une chose sacrée, qui en jaugent l’eau comme si elle était encore indispensable à Paris, il ne restera pas même un souvenir de ces vieilles choses ».

Venez voir !

Châteaux d'eau du réservoir de Ménilmontant

Châteaux d’eau rue du Télégraphe-PG

Le PCB sauvé de la promotion immobilière

Après les vacances d’été, c’est aussi la rentrée pour le Pavillon Carré de Baudouin (PCB) qui a rouvert ses portes le 30 août 2025. À partir du 18 septembre et dans le cadre de leur prochaine exposition, Pooya Abbasian et Noélie Bernard ont entrepris un travail de mémoire autour de l’histoire du PCB. Le lieu dans son ensemble hébergeait à l’origine un orphelinat, et par la suite un centre médico-social et un foyer de jeunes travailleurs.

Ancien orphelinat du Pavillon Carrée de Baudouin

Inscription au dessus de la porte de l’ancien orphelinat-PG

À cette occasion, le PCB fait appel au témoignage de toutes les personnes qui y ont vécu, travaillé ou séjourné.

https://www.pavilloncarredebaudouin.fr/collecte-de-temoignage-et-de-recits/

Le PCB tel que nous le connaissons aujourd’hui a pu être sauvé grâce à une forte mobilisation locale qui a duré plusieurs années. Celle-ci s’est opposée au projet d’achat par un promoteur en vue d’une importante opération immobilière.  Ce projet n’a finalement pas pu aboutir.

L’AHAV est étroitement liée à la sauvegarde de ce bâtiment et nous avons demandé à Thierry Halay (*), à l’initiative de son sauvetage et à l’époque président de l’AHAV, de nous rappeler le déroulé de son intervention.

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Q : Thierry, tu as été le président de l’association l’histoire, son cofondateur et tu as assuré cette fonction pendant 25 ans.

TH : Oui exactement, depuis sa création en 1991 jusqu’en 2018.

Q : Nous sommes devant ce fameux pavillon du PCB et à l’intérieur de son jardin devenu public. Quelle impression as-tu aujourd’hui en retrouvant ces lieux ?

TH : Je trouve que c’est un magnifique ensemble qui a été très bien restauré, dans les règles de l’art et avec ce jardin qui s’appelle Jean-Michel Rosenfeld. On a vraiment un site complémentaire avec le jardin, c’est un lieu pour la création artistique et culturelle contemporaine mais aussi un lieu chargé d’histoire, donc, à mon avis l’un des lieux particulièrement remarquables dans le 20e arrondissement de Paris.

Q : Ce pavillon était destiné à la démolition et à la promotion immobilière avec en perspective une magnifique vue sur Paris. En tant que président de l’AHAV, tu as été à l’origine de sa sauvegarde. Quel est précisément l’intérêt patrimonial de ce lieu ?

TH : Tout d’abord, dans notre association d’histoire, nous connaissions depuis longtemps l’existence de ce pavillon. Il s’agit-là d’un des rares bâtiments du XVIIIe siècle pour l’essentiel et qui subsiste dans le 20e avec le pavillon de l’Ermitage, l’un des vestiges du château de Bagnolet. Quand nous avons appris qu’il était menacé par une opération immobilière, je suis intervenu avec d’autres personnes pour attirer l’attention des autorités compétentes sur son intérêt patrimonial et historique.

Il faut dire qu’en dehors de l’association d’histoire, il n’y avait pas grand monde qui connaissait l’importance de ce bâtiment. Ce n’était d’ailleurs pas un lieu ouvert au public puisqu’il appartenait à une congrégation religieuse -les Sœurs de la Charité- qui le louait à deux associations formant et hébergeant des jeunes en difficulté. La première action à engager était de faire connaître l’intérêt architectural et historique de ce lieu. Avec la volonté bien sûr de le préserver.

Thierry Halay devant la pelle Starck

Q : Comment as-tu connu le projet de vente du PCB par les Sœurs de la Charité ?

TH : Nous connaissions l’existence de ce pavillon depuis la création de notre association. Plusieurs ouvrages en faisaient aussi mention dans différents supports. On a pu d’ailleurs parfois l’appeler -à tort- le pavillon Pompadour alors que la marquise de Pompadour n’a rien à voir avec l’existence de ce site. Maxime Braquet, qui faisait aussi partie de nos membres, avait poursuivi des recherches dans différents fonds d’archives. Il nous a permis de les diffuser sous forme d’un bulletin consacré intégralement à ce bâtiment. Chose curieuse également, on a souvent oublié que les frères Goncourt avaient séjourné dans ces lieux.

Le projet immobilier est venu par la suite et les démarches que nous avons entreprises ont débuté vers 1997.

Q : Dans la perspective de ce projet immobilier, tout aurait-il pu être détruit ?

TH : En fait, le lieu était déjà en partie préservé depuis les années 1920, tout au moins sa seule façade de style néo-palladien inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1928. mais cela ne garantissait pas pour autant une protection totale. On aurait pu par exemple y faire simplement ce qu’on appelle du « façadisme », c’est-à-dire construire un immeuble moderne en conservant seulement cette façade, comme déjà réalisé dans d’autres bâtiments de Paris.

 

Q : Préserver le bâtiment, et ensuite que faire de ce lieu ?

TH : Notre premier objectif était de le conserver dans son intégralité, et de fil en aiguille on a évidemment réfléchi à l’utilisation des lieux : y installer un projet de musée historique, à l’image du musée de Montmartre par exemple. Rappelons qu’il n’existe pas de musée dans le 20e, c’est d’ailleurs le seul arrondissement sans musée, toutes spécialités confondues. Ce musée aurait notamment pu présenter la collection de Clément Lépidis à notre disposition, des objets et des photos qui racontent principalement l’histoire de Ménilmontant et de Charonne, complété par d’autres documents présentant l’histoire de l’arrondissement.

Cette proposition n’aura finalement pas abouti. Par contre,  nous avons réussi à faire prendre en compte l’intérêt historique du bâtiment avec le soutien d’universitaires, de journalistes et bien sûr des responsables administratifs et politiques locaux et ceux de la mairie de Paris.

Q : Tu te souviens de quels soutiens ?

TH : Tout d’abord en interne, nous annoncions cette information et notre démarche au début de chacune de nos conférences. La Fédération des sociétés d’histoire d’Île-de-France était également derrière nous et a soutenu ce projet qui menaçait l’intégrité du site.

Et puis, l’Union Des artistes et des Associations Culturelles du 20e (UDAC) dont Philippe Gluck de l’AHAV, assurait la présidence au nom de notre association d’histoire. D’ailleurs, la première adresse du siège social de l’association se situait à l’UDAC… c’est-à-dire au 55 rue de la Mare. Et en tant que directrice de l’UDAC, Florence Desserin en assurait la permanence au quotidien et relayait aussi cette actualité.

Ensuite, il y a eu l’apport tout particulièrement important de Jean-Michel Rosenfeld, à l’époque l’adjoint au maire du 20e chargé du patrimoine. Il assistait par ailleurs très souvent à nos conférences et nous a même assuré une d’entre elles. Il a lui-même enrichi le dossier sur la préservation du PCB que nous lui avions transmis, puis soutenu jusqu’au bout son acquisition à auprès de l’Hôtel de Ville.

Plaque du square Jean-Michel Rosenfeld-PG

 

Il faut signaler aussi Edgard Barbuat du quartier Saint-Blaise : il publiait son journal local d‘annonces gratuit -qui n’existe plus aujourd’hui- et nous a soutenus grâce à son réseau de connaissances. Et très certainement L’Ami du 20e.

Dans l’ensemble, tous les soutiens associatifs et universitaires ont été pris en compte dans cette aventure, et finalement le bâtiment a pu être acquis en 2003 par la Ville de Paris.

Q : Dans quelle mesure imaginais-tu voir ton initiative aboutir ?

TH : Je pensais que notre action avait toutes les chances de réussir mais évidemment nous n’avions aucune garantie. L’Hôtel de Ville fait toujours un choix parmi des priorités, d’où le fait de regrouper le plus de monde possible autour de nous.

On se doutait quand même que le projet de sauvegarde du bâtiment avait davantage de chances d’aboutir que notre demande de musée dans ce lieu. Même si l’association était prête à s’y investir bénévolement avec sa base documentaire, un musée suppose un investissement important, des frais de fonctionnement et des frais de personnel. Plus tard, on a réorienté notre projet vers un espace historique plus modeste, sous forme d’une collection permanente au sein du PCB en coexistence avec sa vocation artistique et culturelle. Un projet toujours d’actualité.

Mais par ailleurs, la reconnaissance en tant que premier rôle moteur lié à la préservation du bâtiment (soutenue et relayée ensuite par les élus) a été reconnu : concrètement, grâce à la mairie du 20e nous disposons aujourd’hui d’un local sur place, et cela depuis le début de l’acquisition du lieu.

Q : On parle moins du jardin et de l’ancien bâtiment qui servait d’école dédié à l’orphelinat.

TH : Ils font effectivement partie de l’ensemble du site. Il existait en plus un bâtiment servant à héberger des apprentis du secteur privé. Pour notre part, notre intervention se limitait au Pavillon Carré de Baudouin… Mais on peut dire qu’indirectement l’association et ses soutiens ont participé à la sauvegarde de l’ensemble, qui faisait partie de la même propriété. Cela dit il est possible que le jardin en lui-même aurait été préservé grâce aux règles en matière d’urbanisme… au moins en partie.

Q : Enfin, d’où vient cette appellation « Carré de Baudouin » ?

TH : Elle vient du nom de Nicolas Carré de Baudouin qui avait hérité en 1770 de cette propriété. Le mot « carré » est souvent utilisé pour les lieux culturels. Une coïncidence heureuse pour l’appellation du PCB. De la même manière, on s’est souvent interrogé sur la façon d’écrire « Baudouin ». Avant la révolution et suivant les différents documents consultés, les noms de famille n’étaient pas stabilisés. Les personnes écrivaient suivant ce qu’elles entendaient, y compris parfois les hommes de loi et les administratifs. De plus, les gens qui tenaient les registres paroissiaux ou d’état civil n’écrivaient pas forcément très bien et donc ont été parfois mal relus. Finalement, on a retenu aujourd’hui « l’orthographe » devenue communément admise : le « Carré de Baudouin », attaché à son Pavillon.

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(*) Thierry Halay est président d’honneur de l’AHAV et directeur de la collection « Histoire de Paris » aux éditions L’Harmattan. Il a aussi écrit plusieurs ouvrages historiques chez cet éditeur : Le Mont-de-Piété des origines à nos jours, Paris et ses quartiersHistoire des centenaires et de la longévité, et aux Éditions Parigramme : Mémoires des rues-Paris 20e arrondissement. Son dernier livre, Alain Decaux raconté (L’Harmattan), a fait l’objet d’une conférence à l’AHAV le 15 mai 2025.

J-M Rosenfeld, le nouveau nom du jardin du PCB

Depuis cette année, le jardin du Pavillon Carré de Baudouin porte un nom lié à l’histoire de notre arrondissement : le jardin Jean-Michel Rosenfeld. Son inauguration en tant que tel a eu lieu le 5 mars 2025.

Cette décision fait suite à la proposition d’Éric Pliez maire du 20e arrondissement, présentée le 11 juillet 2024 au Conseil de Paris.

Qui était Jean-Michel Rosenfeld ? Pourquoi avoir choisi ce lieu ?

Lors de son décès, nous avions publié un article retraçant son riche parcours, son lien avec le 20e en tant qu’élu et… son soutien puis son action pour sauvegarder le Pavillon Carré de Baudouin.

À cette occasion, nous publions à nouveau cet article, paru pour la première fois le 7 mars 2023.

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Le 20e arrondissement en deuil de Jean-Michel Rosenfeld (1934-2023)

Jean-Michel Rosenfeld a quitté ce monde le 4 mars 2023, à la veille de son anniversaire. Par sa vie, son histoire personnelle, ses engagements et les valeurs morales et philosophiques auxquelles il croyait et qu’il défendait, il était étroitement lié à notre arrondissement et il restera dans nos mémoires.

Nous garderons de lui le souvenir d’un homme d’action, un homme engagé avant tout, et pourtant si simple, si proche des gens, toujours souriant et courtois, un homme modeste au regard des fonctions politiques qu’il a assumées : chargé de mission auprès du Premier ministre Pierre Mauroy (1981-1984), chef de cabinet adjoint du ministre du Travail Michel Delebarre (1984-1986)…

Pour nous, gens du 20e, il restera aussi le maire adjoint du 20e arrondissement (1984-2008), celui qui avait à cœur de se mobiliser pour soutenir la culture et le patrimoine de nos quartiers, y compris en appuyant notre association dans ses missions.

Soutien dans le 20e de Jean-Michel Rosenfeld présent

Vernissage à l’UDAC vers les années 2000. À gauche de JMR, le photographe Henri Guérard et sa femme. À droite, Florence Desserin, directrice de l’UDAC-FD

Concrètement, et en reprenant le titre de son livre Lumières de l’espoir : l’étoile, le triangle et la rose, paru en 2007, aux éditions La Bruyère :

L’étoile

Fils d’une famille juive originaire d’Europe centrale installée à Paris depuis 1907, il a perdu 38 membres de sa famille dans la Shoah. Né à Paris en 1934, il a connu la guerre, un père prisonnier, l’Occupation, les menaces de rafles, le port de l’étoile jaune, qui l’ont marqués à jamais.

Tout enfant, il a échappé à la rafle du Vel d’Hiv’ (juillet 1942), caché avec sa mère par la patronne de celle-ci. Toujours, il a conservé sur lui l’étoile juive qu’il avait dû porter alors et, lorsqu’il prenait la parole lors de certaines commémorations, il lui arrivait de la sortir de sa poche et son geste par surprise si émouvant augmentait encore l’intensité de son témoignage.

L'étoile juive dont il ne se sépare jamais.

Jean-Miche Rosenfeld lors d’un entretien avec une journaliste de The times of Israel. Il lui confie vouloir être enterré avec son étoile juive.

Cette étoile existe toujours aujourd’hui dans les têtes de l’extrême droite. Jean-Michel Rosenfeld a dû y faire face : au moment des élections régionales de 2004, il a dû porter plainte contre des militants du Front National pour l’avoir publiquement traité de «  youpin ».

Cette étoile, il l’a partagée avec notre association, à la mairie du 20e arrondissement, en 2000, dans une conférence sur La communauté juive dans le 20e arrondissement, de 1860 à nos jours, parue dans notre Bulletin n° 19 (disponible en ligne).

Le triangle

Jean-Michel Rosenfeld a toujours parlé très librement de son riche parcours dans la franc-maçonnerie au sein du Grand Orient de France.

En tant que président du congrès des loges de Paris et d’Île-de-France, c’est suite à son action que les différentes obédiences maçonniques se réunissent chaque année devant le Mur des Fédérés, au cimetière du Père-Lachaise.

La première fois, ce fut à l’occasion du centenaire de la Commune de Paris, le samedi 24 avril 1971, jour anniversaire de la tentative de médiation des francs-maçons auprès du gouvernement de Thiers. En 1871, leur demande de conciliation pour faire cesser les assauts contre les Parisiens a échoué et, devant l’intransigeance d’Adolphe Thiers, bon nombre de francs-maçons se sont ralliés à la Commune. Et depuis 1997, cette commémoration se reproduira chaque année, en hommage notamment à la mémoire de cent d’entre eux victimes de la répression versaillaise.

Et la rose

Dans son livre, Lumières de l’espoir : l’étoile, le triangle et la rose, qui se lit comme un témoignage vivant, Jean-Michel Rosenfeld s’ouvre en toute simplicité, tel qu’en lui-même, à livre ouvert. Inscrit à la SFIO à la fin des années 1960, il entre en 1979 dans l’équipe parisienne de Pierre Mauroy, auprès duquel il travaille longtemps et est notamment chargé des contacts avec la presse et avec diverses associations et communautés (Juifs, Arméniens, Maghrébins, LICRA, MRAP, Amnesty International, ainsi qu’avec des obédiences maçonniques).

Pierre Mauroy premier ministre

Jean-Michel Rosenfeld et Pierre Mauroy en juin 1981-FJJ

Puis, il rejoint le ministère du Travail dans le gouvernement Fabius. Ensuite, il devient membre de la section « Cadre de vie » au Conseil économique et social à deux reprises, et enfin sous-directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (1993-1998). Il restera un homme de confiance de Pierre Mauroy, qui en fera son conseiller spécial quand il créera la Fondation Jean-Jaurès en 1992. Totalement engagé pour la République mais libre dans ses paroles, il n’hésite pas à dire ses vérités sur son parcours des années Mitterrand, à parler de son Parti Socialiste, de sa vie privée depuis sa jeunesse, allant parfois même jusqu’à se critiquer lui-même.

Ouverture du PCB vers la rue de Ménilmontant

Pavillon Carré de Baudoin, dessin 2022 du projet de travaux-MdP

Avec son soutien, le sauvetage du Pavillon Carré de Baudouin

Enfin, cet homme de culture s’est toujours tenu aux côtés de l’AHAV quand il s’agissait de se battre pour sauvegarder le patrimoine de notre arrondissement. Quand, rue de Ménilmontant, le Pavillon Carré de Baudouin a été menacé par une opération immobilière imminente, il a su relayer l’action déjà initiée par l’AHAV et son président de l’époque,Thierry Halay. Notre président avait déjà commencé à alerter l’opinion et à faire les démarches nécessaires pour sauver ce patrimoine architectural rarissime dans le 20e. Jean-Michel Rosenfeld nous soutiendra en reprenant la préservation dans son programme électoral.

Le Pavillon Carré de Baudouin est prévu pour réouvrir ses portes fin mars 2023. Quand nous y retournerons pour voir une exposition ou écouter une conférence ou un concert, nous aurons une pensée affectueuse et reconnaissante pour Jean-Michel Rosenfeld. En tout cas, dans nos pensées, il restera toujours présent parmi nous.

Le Conseil d’administration de l’AHAV tient chaleureusement à s’associer à la peine de ses proches et particulièrement de sa fille et de ses petits-enfants à qui il était tant attaché.

Porte des Lilas, Requiem pour Brassens ?

 

Il y a quelques mois, l’AHAV attirait votre attention sur les menaces pesant sur trois mosaïques installées depuis la fin des années 1980 sur les voûtes de la ligne de métro n° 11, à la station Porte des Lilas (On va mettre Brassens à la poubelle !).

Une belle mobilisation

Plusieurs associations de défense du patrimoine local, dont l’AHAV bien sûr, s’étaient mobilisées pour appeler à la protection et à la restauration in situ de ces œuvres dues aux artistes mosaïstes Pepsy, Michel L’Huillier et leur fille Mathilde L’Huillier. Une pétition lancée en mai 2024 avait rassemblé près de 10 000 signatures.

Les médias s’étaient emparés de l’affaire avec de nombreux articles de presse et reportages télé (TV5, FR3, BFM Paris, Télérama, Le Parisien…). Deux lettres ouvertes ont été adressées aux dirigeants du groupe RATP, au ministère de la Culture, ainsi qu’aux élus locaux. Les maires des Lilas, de Romainville, du 19ème arrondissement de Paris et la Fondation du Patrimoine soutenaient cette initiative.

 

Quai de la station Porte des Lilas – VV

 

Mais, dans torpeur de l’été…

L’été est souvent propice aux coups tordus et fatal au patrimoine menacé. Sans tambour ni trompettes, les trois mosaïques ont été détruites…

Dans une interview accordée au Huffington Post, la RATP tente de s’expliquer : elle rappelle que la station Porte des Lilas présentait « un état dégradé, affectant à la fois le confort et la sécurité des voyageurs. […] La conservation des fresques s’est révélée incompatible avec les exigences tenant à la préservation de la pérennité des ouvrages et la continuité de l’offre de transport ».

 

Porte des Lilas sans lilas – VV

Toutefois, la RATP assure vouloir continuer d’y honorer la mémoire de Georges Brassens. Elle indique avoir proposé à Michel L’Huilier une nouvelle collaboration, afin de réaliser une œuvre en hommage à Georges Brassens, décédé en 1981, ainsi qu’à une « artiste féminine ».

Michel L’Huillier indique quant à lui n’avoir pour l’instant reçu aucune proposition de cet ordre, tout en accueillant ce projet de la RATP comme une « bonne nouvelle ».

Wait and see, comme disait qui déjà ? … Ce sera notre jeu de l’été !

Pour en savoir plus :

https://www.huffingtonpost.fr/france/article/paris-georges-brassens-efface-de-la-station-de-metro-porte-des-lilas-la-ratp-s-explique_253352.html

 

Travaux RATP Porte des Lilas – VV



De Ménilmontant à Ménilmuche


Bulletin n°84

 

Des trois quartiers qui forment maintenant le 20arrondissement de Paris, longtemps Ménilmontant n’a pas eu d’existence administrative, au contraire de Belleville et Charonne qui étaient déjà des villages sous l’Ancien Régime.

Et pourtant une identité manifeste s’est élaborée peu à peu lorsque surgit, au XIXème siècle, de la campagne vinicole qui bordait l’Est de Paris, un quartier populaire densément peuplé. L’esprit frondeur de ce monde interlope chanté par Maurice Chevalier imprègne encore maintenant les bars qui s’égrènent à Ménilmuche, depuis la rue Oberkampf tout le long de la rue de Ménilmontant.

Marie-Madeleine Massé, conservatrice honoraire du Patrimoine, nous avait présenté Ménilmontant à travers un parcours historique et une découverte géographique lors d’une conférence le 5 février 2025 au café-atelier associatif Le Dorothy


Rue du Retrait : École Notre-Dame de la Croix et Théâtre des Gémeaux Parisiens. Cliché de l’auteure

 

Retrouvez-les dans notre nouveau bulletin qui vient de paraître.

Les bulletins sont envoyés gratuitement sous format papier à nos adhérents, au fur et à mesure de leur parution.

Vous pouvez commander en ligne ce bulletin et tous les bulletins déjà parus, sous format imprimé ou sous format pdf téléchargeable.



Les Otages et l’îlot du Télégraphe

Visite animée par Jacques Benoist, prêtre et historien, membre de l’AHAV

 

Chaque année au mois de mai, nous avons l’occasion de nous rappeler les derniers combats de la Commune de Paris. Ils se sont terminés dans notre arrondissement et nous connaissons bien le Père Lachaise, le mur des Fédérés et sa plaque rappelant la semaine sanglante.

Mais nous connaissons beaucoup moins bien, rue Haxo, le massacre des Otages… et les importantes constructions immobilières qui ont suivi sur place et tout autour du lieu. Elles avaient en premier lieu une vocation religieuse et sociale, avant d’être transmises pour une grande partie en biens collectifs.

 

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Cette visite se situe dans le quadrilatère suivant : la rue Haxo, la rue du Borrégo, la rue du Télégraphe et la rue de Belleville. Un large héritage immobilier méconnu dans le 20e arrondissement, l’ensemble issu des années qui ont suivi la Commune de Paris, et inspiré en la mémoire du massacre des Otages.

Que reste-t-il du patrimoine lié à la Commune ? Bien sûr, l’église Notre-Dame des Otages au 85 rue Haxo, et -sûrement moins connu- son petit musée extérieur situé juste derrière elle et plus difficilement accessible.

Cette édification fait suite au drame qui s’est passé les tout derniers jours des combats de la Commune de Paris, très exactement le 26 mai 1871.
50 otages seront fusillés rue Haxo et parmi eux, 10 ecclésiastiques.

 

Photographie de la pelle Starck Villa des Otages Paris 20e arrondissement

Pelle Starck Villa des Otages – PG

 

Un îlot à vocation religieuse et sociale

L’année qui suit le massacre des Otages et à la fin de la Commune, des jésuites et des religieuses deviendront les initiateurs d’importantes acquisitions des terrains sur les lieux et autour de ces lieux. Leurs bâtisses appartenaient à des particuliers sous le Second Empire.

Au début de la IIIe République, ces propriétés privées seront affectées en tant que biens à usage religieux et social.

De 1872 à 1950, ces biens fonciers sont devenus, à divers titres, à différents moments, et sous le couvert de diverses SCI (Sociétés Civiles Immobilières), la propriété de la Compagnie de Jésus et de trois congrégations religieuses féminines qui se sont succédé.

Les jésuites céderont également à l’Association Diocésaine de Paris (ADP) l’église, plusieurs bâtiments, un terrain et un parking.

 

L’importance des biens collectifs offerts aux institutions républicaines

Ces institutions avaient donc collecté des fonds pour fonder des œuvres religieuses et sociales.

Puis dans les années 1970, les religieuses ont dévolu leurs biens à la Croix-Rouge et à la ville de Paris.

Dans les années 1960, les jésuites en ont fait autant au profit de la ville de Paris. Ils en ont fait de même en cédant leur patrimoine à des sociétés qui se sont par la suite regroupées sous diverses  bannières :
– « Antin résidence », pour la MJC et le FJT (foyer de jeunes travailleurs).
– « Villa des Hauts de Belleville », pour la barre du 47-49, rue du Borrégo.
– simple immeuble pour le 83 rue Haxo, avec parking, en copropriété particuliers et paroisse des Otages.

D’autres projets sont en cours dans cet îlot, l’aventure continue.

 

 

Samedi 17 mai à 14h30
15 personnes maxi
Date limite d’inscription : 6 mai

Les visites guidées sont réservées à nos adhérents ; le lieu de rendez-vous sera indiqué après inscription sur ahav.paris20@gmail.com.



« On va mettre Brassens à la poubelle ! »

Le cri d’alarme lancé par l’association Racines du 93

 

 

En 1957, Georges Brassens chantait Les lilas (album « Je me suis fait tout petit ») :

« Quand je vais chez la fleuriste, je n’achète que des lilas/

Si ma chanson chante triste, c’est que l’amour n’est plus là/

Comme j’étais en quelque sorte, amoureux de ces fleurs-là/

Je suis entré par la porte, par la porte des Lilas. »

 

Trois mosaïques en hommage à Georges Brassens

A la fin des années 1980, en hommage à l’artiste, disparu en 1981, et en clin d’œil à sa chanson, la RATP installait sur les quais de la station Porte des Lilas (ligne 11, direction Châtelet) trois panneaux de mosaïque en grès émaillé de 16 m², insérés dans les cadres de faïence dorée réservés aux anciennes affiches publicitaires. Les voyageurs du métro peuvent toujours les admirer… mais pour combien de temps encore ?

 

Porte des Lilas - quai avec mosaiques Georges Brassens

Quai de la station porte des Lilas sur la ligne 11 – VV

Ces panneaux représentent l’un le portrait de Georges Brassens, tel qu’en lui-même, avec sa moustache, son regard franc, sa fameuse pipe en bouche, l’air légèrement rieur, et les deux autres des branches de lilas en fleurs.

Les trois fresques sont l’œuvre des mosaïstes Pepsy, Michel L’Huillier et leur fille Mathilde L’Huillier. Elles rendent hommage à Georges Brassens et à son iconique chanson Les lilas. Elles rappellent aussi qu’il fut un temps pas si lointain où les espaces champêtres et les débits de boissons des Lilas attiraient les Parisiens en quête de distractions dominicales.

 

Mosaiques de Georges Brassens et de lilas à la station porte des Lilas

Georges Brassens, mosaïques de Pepsy, Michel L’Huillier et Mathilde L’Huillier – VV

 

Attention, travaux…

Dans le cadre du prolongement actuel de la ligne 11 du Métro, la réfection des murs de la station Porte des Lilas a été entreprise. Et les trois belles mosaïques représentant Georges Brassens et les bouquets de lilas sont en DANGER de disparition. Elles sont dégradées par des infiltrations et il semblerait que la réfection en cours n’inclut ni leur remise en état, ni même leur préservation. Pourtant, elles constituent un rare exemple de cette technique sur les murs du Métro parisien, associé au souvenir d’un chanteur et poète anarchiste qui fait aussi partie de notre patrimoine ! 

Alors, l’association Racines du 93, présidée par Sylvain Oerlemans, a décidé de réagir. Elle a lancé une pétition en ligne afin d’attirer l’attention sur cette œuvre patrimoniale et de la sauver de la destruction. Mise en ligne l’été dernier, la pétition récolte pour le moment plus de 7 600 signatures.

Georges Brassens avait un autre lien un peu oublié avec la porte des Lilas : en 1957, il avait accepté par amitié pour René Fallet, de faire l’acteur aux côtés de Henri Vidal, Pierre Brasseur et Dany Carrel dans le film de René Clair intitulé Porte des Lilas ; il y tenait le rôle de l’Artiste, guitariste et chanteur. Ce fut l’unique film auquel Brassens participa.

 

Affiche du film Porte des Lilas

Affiche du film Porte des Lilas (1957)

 

Mais il faut savoir que le film fut tourné aux Studios de Boulogne et qu’on n’y voit donc aucune image réelle du quartier de la porte des Lilas, ni de la fameuse Zone qui existait alors là où passe aujourd’hui le périphérique, ni de la station de métro Porte des Lilas, tels qu’ils étaient dans les années 1950. Et la chanson Les lilas n’y est pas chantée…

 

Pour signer la pétition, c’est par ici : Sauver les 3 mosaïques de Georges Brassens à la station Porte des Lilas

Pour en savoir plus sur l’œuvre des mosaïstes L’Huillier :  Du pixel à la mosaïque, la saga de la famille L’Huillier

Pour voir le reportage de France 3 Paris-Ile-de-France : Non au démontage de la fresque de Brassens