De la porte de Bagnolet au quartier Saint Blaise, histoire de l’urbanisme contrasté de Charonne



Cette promenade urbanistique part à la découverte de l’architecture du quartier Est du 20e, ses espaces verts anciens et nouveaux, en évoquant l’histoire des différents projets de ce que fut la « ZAC St Blaise » (13 tours imaginées au départ), et les résistances pour la sauvegarde du village de Charonne : son église, son cimetière, ses ruelles.

Cette promenade explore le nouveau visage du quartier le plus dense de Paris entre patrimoine et modernité, ainsi que les nouveaux aménagements pour rendre ce quartier plus vivable.

Cette visite guidée est proposée par Jean-Marie Haumonté, membre de l’AHAV. Elle est réservée aux adhérents et sur inscription à ahav.paris20@gmail.com.

M Haumonté, habitant depuis les années 70 dans le quartier Réunion, a été l’animateur, à cette époque, du Comité de Liaison, d’Animation et de Développement du 20e (CLAD-20e) et à ce titre, a suivi les projets d’urbanisme de ce quartier en devenir.

 

📅  Samedi 6 juin 2026

🕙  À 9h45

Le lieu de rendez-vous vous sera précisé après inscription.

 

L’église Saint-Germain-de-Charonne et l’une des 3 tours – Wikimedia Commons

 

Les carrières de gypse, ou « plâtrières » qui parsemaient l’est parisien ont toutes disparu. Les dernières ont cessé leur activité à la fin du 19e siècle. 

Elles sont à l’origine du célèbre « plâtre de Paris ».

Il reste les bâtiments et autres curiosités qui les ont remplacées. Et les histoires qui vont avec, toutes emblématiques de la vie du 20e arrondissement.

C’est ce que nous vous proposons de découvrir (ou redécouvrir) au cours de ces deux heures de « flânerie » commentée. 

 

📅  Jeudi 28 mai 2026

🕙  À 9h45

 

Cette visite guidée est proposée par Pierre Besson, président de l’AHAV. Elle est réservée aux adhérents et sur inscription à ahav.paris20@gmail.com.

Le lieu de rendez-vous vous sera précisé après inscription.

 

Haut de la rue Champlain (carrières de Ménilmontant), vers 1877. Photographie de Charles Marville © Musée Carnavalet



La Commune d’hier et d’aujourd’hui au Père Lachaise,
ceux qui l’ont vécue et ceux qui s’en sont inspirés au XXe siècle

En 1870, la Prusse envahit la France  En 1871, les « communeux » ne veulent pas se rendre. La Commune va se terminer dramatiquement dans le vingtième arrondissement. Elle finira dans le sang -entre français- jusqu’aux exécutions sommaires devant le Mur des fédérés.

C’est à travers les tombes des personnalités et les différents monuments du cimetière que nous aborderons localement cette partie tragique, encore dans nos souvenirs… et toujours d’actualité. 

📅  Samedi 23 mai 2026

🕙  À 10h30

👥 20 personnes maximum

Cette visite guidée est proposée par Philippe Gluck, ancien président de l’AHAV. Elle est réservée aux adhérents et sur inscription à ahav.paris20@gmail.com.

Le lieu de rendez-vous vous sera précisé après inscription.




La rue des Immeubles-Industriels, à deux pas du 20e



À la fin du Second Empire, les artisans du faubourg Saint-Antoine sont confrontés à une grave crise économique. Trop chers, victimes de la concurrence anglaise, les meubles qu’ils produisent se vendent de plus en plus mal. C’est alors que l’industriel Jean-François Cail a l’idée de repenser complètement l’organisation du travail et le mode de production. Il confie à l’architecte Émile Leménil le soin de construire une rue d’ateliers modernes, fortement mécanisés, alimentés par une centrale à vapeur commune, et accompagnés de logements familiaux.

Cette rue proche de la place de la Nation joint le Faubourg-Saint-Antoine au boulevard Voltaire. Elle présente toujours son aspect de la fin du XIXe siècle, même si les activités que l’on y exerce ont bien évolué.

Hervé Deguine, de l’association Histoire et Mémoire du 11e arrondissement, auteur de l’ouvrage de référence sur cette rue, animera pour l’AHAV cette balade commentée.

📅  Jeudi 16 avril 2026

🕙  De 10h à 12h

 Date limite d’inscription : 12 avril

👥 15 personnes maximum

 

Les visites guidées sont réservées à nos adhérents ; le lieu de rendez-vous sera indiqué après inscription sur ahav.paris20@gmail.com

 

carte postale de la rue des immeubles industriels, Paris 11e

La rue des Immeubles-Industriels vers 1900



Les eaux nouvelles et anciennes du 20e

 

Nous vous proposons une visite sur Les eaux nouvelles et anciennes du 20e

📅 Dimanche 7 décembre 2025

🕙 À 10h

⏳ Durée environ 2h30mn – 3,5km

Cette visite guidée par Jacques Paulic est réservée à nos adhérents sur inscription à notre courriel : ahav.paris20@gmail.com
Le lieu de rendez-vous sera précisé en retour.

 

L’alimentation en eau potable de Paris partage une longue histoire avec le 20e arrondissement.
Dans ce parcours original, nous évoquerons en premier lieu l’approvisionnement en eau, récent et présent.
Puis nous remonterons dans le temps pour découvrir des captages historiques des Sources du Nord.

Portrait d'Eugène Belgrand

Eugène Belgrand

Une personne a bien connu les eaux nouvelles et anciennes au 19ème  siècle : il s’agit du grand ingénieur Eugène Belgrand.

Il a conçu une grande partie du réseau moderne et actuel de Paris. Il avait aussi étudié les réseaux anciens et écrivait en 1877 :

« Lorsque j’aurai disparu avec trois ou quatre collaborateurs et autant d’anciens serviteurs qui surveillent les tronçons d’aqueducs comme une chose sacrée, qui en jaugent l’eau comme si elle était encore indispensable à Paris, il ne restera pas même un souvenir de ces vieilles choses ».

Venez voir !

Châteaux d'eau du réservoir de Ménilmontant

Châteaux d’eau rue du Télégraphe-PG

Le Pré-Saint-Gervais, ni Paris, ni Belleville, mais tout près

Balade animée par Marie-Ange Daguillon, présidente d’Histoire et Vies du 10e

 

Le 25 mai 1913, Jean Jaurès enflammait la butte du Chapeau-Rouge, alors sur le territoire du Pré-Saint-Gervais. 150 000 pacifistes étaient rassemblés, les manifestations pour la paix étant interdites à Paris.

Nous commencerons notre balade par le parc parisien ayant remplacé le terrain vague de la zone des fortifs, puis rejoindrons le Pré-Saint-Gervais d’aujourd’hui.

 

Jean Jaurès lors de la manifestation au Pré-Saint-Gervais contre la loi des trois ans (25 mai 1913). Photographie de Maurice-Louis Branger, reproduite dans L'Illustration.

Jean Jaurès au Pré-Saint-Gervais le 25 mai 1913

 

Avec 17 000 habitants pour 70 hectares, le Pré-Saint-Gervais, plus petite commune de Seine-Saint-Denis, a conservé son identité, pas seulement municipale, aux portes de Paris.

De la villa du Pré à la cité-jardin en passant par les friches industrielles, nous explorerons les traces des métamorphoses successives d’un hameau champêtre transformé en banlieue ouvrière, puis désindustrialisé et pour partie gentrifié.

Au fil de l’histoire, nous découvrirons de nombreux liens entre « Le Pré » et ses grands voisins.

 

Samedi 24 mai de 10h à 12h
20 personnes maxi
Date limite d’inscription : 17 mai


Bonne condition physique recommandée car il y a pas mal de dénivelé et escaliers.

Les visites guidées sont réservées à nos adhérents ; le lieu de rendez-vous sera indiqué après inscription sur ahav.paris20@gmail.com.



Les Otages et l’îlot du Télégraphe

Visite animée par Jacques Benoist, prêtre et historien, membre de l’AHAV

 

Chaque année au mois de mai, nous avons l’occasion de nous rappeler les derniers combats de la Commune de Paris. Ils se sont terminés dans notre arrondissement et nous connaissons bien le Père Lachaise, le mur des Fédérés et sa plaque rappelant la semaine sanglante.

Mais nous connaissons beaucoup moins bien, rue Haxo, le massacre des Otages… et les importantes constructions immobilières qui ont suivi sur place et tout autour du lieu. Elles avaient en premier lieu une vocation religieuse et sociale, avant d’être transmises pour une grande partie en biens collectifs.

 

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Cette visite se situe dans le quadrilatère suivant : la rue Haxo, la rue du Borrégo, la rue du Télégraphe et la rue de Belleville. Un large héritage immobilier méconnu dans le 20e arrondissement, l’ensemble issu des années qui ont suivi la Commune de Paris, et inspiré en la mémoire du massacre des Otages.

Que reste-t-il du patrimoine lié à la Commune ? Bien sûr, l’église Notre-Dame des Otages au 85 rue Haxo, et -sûrement moins connu- son petit musée extérieur situé juste derrière elle et plus difficilement accessible.

Cette édification fait suite au drame qui s’est passé les tout derniers jours des combats de la Commune de Paris, très exactement le 26 mai 1871.
50 otages seront fusillés rue Haxo et parmi eux, 10 ecclésiastiques.

 

Photographie de la pelle Starck Villa des Otages Paris 20e arrondissement

Pelle Starck Villa des Otages – PG

 

Un îlot à vocation religieuse et sociale

L’année qui suit le massacre des Otages et à la fin de la Commune, des jésuites et des religieuses deviendront les initiateurs d’importantes acquisitions des terrains sur les lieux et autour de ces lieux. Leurs bâtisses appartenaient à des particuliers sous le Second Empire.

Au début de la IIIe République, ces propriétés privées seront affectées en tant que biens à usage religieux et social.

De 1872 à 1950, ces biens fonciers sont devenus, à divers titres, à différents moments, et sous le couvert de diverses SCI (Sociétés Civiles Immobilières), la propriété de la Compagnie de Jésus et de trois congrégations religieuses féminines qui se sont succédé.

Les jésuites céderont également à l’Association Diocésaine de Paris (ADP) l’église, plusieurs bâtiments, un terrain et un parking.

 

L’importance des biens collectifs offerts aux institutions républicaines

Ces institutions avaient donc collecté des fonds pour fonder des œuvres religieuses et sociales.

Puis dans les années 1970, les religieuses ont dévolu leurs biens à la Croix-Rouge et à la ville de Paris.

Dans les années 1960, les jésuites en ont fait autant au profit de la ville de Paris. Ils en ont fait de même en cédant leur patrimoine à des sociétés qui se sont par la suite regroupées sous diverses  bannières :
– « Antin résidence », pour la MJC et le FJT (foyer de jeunes travailleurs).
– « Villa des Hauts de Belleville », pour la barre du 47-49, rue du Borrégo.
– simple immeuble pour le 83 rue Haxo, avec parking, en copropriété particuliers et paroisse des Otages.

D’autres projets sont en cours dans cet îlot, l’aventure continue.

 

 

Samedi 17 mai à 14h30
15 personnes maxi
Date limite d’inscription : 6 mai

Les visites guidées sont réservées à nos adhérents ; le lieu de rendez-vous sera indiqué après inscription sur ahav.paris20@gmail.com.

Dans le cadre de notre partenariat avec Histoire et Patrimoine du 12e, Jean-Marc Cholet, administrateur de l’association, nous propose cette visite guidée.

Découverte du faubourg Saint-Antoine… ou du travail du bois à la start-up

A l’origine de cette rue, un chemin traversait un hameau et des marécages où se trouvait l’abbaye Saint Antoine qui va donner son nom à cet axe. Axe devenu majeur dans les liaisons Est–Ouest. C’était le lien entre les châteaux royaux de Vincennes, Paris et Saint Germain en Laye.

C’est le chemin royal après les couronnements à Reims avant d’entrer dans Paris par la porte Saint Antoine. Cette rue de 1 800 m entre la place du Trône (Nation de nos jours) et la Bastille voit sa largeur varier entre 17 m et 30 m, un lieu idéal pour dresser des barricades…

Notre visite se concentrera sur un quadrilatère de 500 m de côté. Le clou de cette promenade réside dans la découverte d’une dizaine de cours et de passages. Ce sont des endroits où l’on peut imaginer le Paris artisanal et industrieux des siècles passés dans un calme absolu.

Plan de l'abbaye St Antoine

Plan de l’abbaye St Antoine

Ces temps calmes nous permettront d’aborder par séquences :

  • l’histoire de l’Abbaye aux Dames de Saint Antoine des Champs fondée au début du XIIIème siècle et disparue en 1795 ;
  • un écosystème avant l’heure constitué par la proximité de stocks de bois disponible sur le quai de la Rapée, une exemption royale pour les artisans de se dispenser de dépendre des corporations et de ce fait de pouvoir inventer de nouveaux meubles avec une variété d’essence (ex : les placages en ébène feront les ébénistes) ;
  • l’histoire du quartier ne se résume pas à la seule activité du meuble. Il faut ajouter le textile (toile, bas) les miroirs, le travail des métaux, le papier peint…
  • la visite de la cour du Bel-Air sera l’occasion d’évoquer la présence des Mousquetaires Noirs qui résidaient depuis 1699 dans une caserne située rue de Charenton. La caserne sera transformée à la fin du XVIIIème siècle en hospice pour les aveugles, les Quinze-Vingts…
  • le passé agité du quartier sera évoqué avec les révoltes du XVIIIème et XIXème siècle.

La promenade se terminera par une observation et une réflexion sur ce qui reste du domaine du meuble après six siècles d’activité.

Commode réalisée rue de Charenton

Commode réalisée par Pierre MIGEON IV (1696 – 1758) – L’atelier de cet ébéniste-marchand était situé rue de Charenton – Ce meuble est conservé au musée Louis VOULAND à Avignon

Jeudi 3 avril à 14h30
15 personnes maxi
Date limite d’inscription : 27 mars
 

Les visites guidées sont réservées à nos adhérents ; le lieu de rendez-vous sera indiqué après inscription sur ahav.paris20@gmail.com.

Le Père-Lachaise revient vers nous en actualité  à l’occasion des 120 ans de la loi de 1905. Un rappel  à propos de notre loi de séparation des églises et de l’État votée très précisément le 9 décembre 1905. Dès le début de cette année 2025, l’événement est déjà largement médiatisé et le sera tout au long de ces prochains mois.

Père-Lachaise : religion et laïcité au 19ème siècle

 

Il faut savoir qu’en France et dans chaque service public, une action sur la laïcité doit être organisée en ce jour anniversaire. 

Il en est ainsi depuis 2015 à l’Éducation nationale : chaque 9 décembre est l’occasion de mettre en place pour les élèves une action liée à la laïcité. Cette journée a été étendue à toute la Fonction publique depuis 2021.

Plus localement, nous avons la chance de disposer dans notre arrondissement de ce cimetière-musée pas comme les autres et entièrement géré  par la mairie de Paris.

Le Père-Lachaise et l’intégration des croyances

Alors, laïc notre cimetière ? En tout cas il s’agit bien du premier cimetière en tant que tel et qui ait jamais existé en France. Mais pas si simple tout au long du 19ème  siècle. En fait, le Père Lachaise a dû s’adapter et se développer suivant les décisions des différents régimes politiques qui se sont succédés.

L’intégration des croyances se déroule progressivement dès sa création en 1804. Elle se poursuit jusqu’au tout début du 20ème siècle.

Le Père-Lachaise - Tombes crématorium

Tombes du Père-Lachaise près du crématorium-PG

Les anciens enclos et les monuments -religieux et laïcs- au Père-Lachaise

L’intérêt de cette balade est bien évidemment de nous guider uniquement vers son approche historique, celle de l’évolution du cimetière à travers le temps. Pas de croyance, uniquement la connaissance des faits dans le passé.

Deux heures de balade à travers les enclos, les monuments et quelques tombes pour mieux comprendre l’aventure de notre cimetière… avant d’aboutir à celui que nous connaissons aujourd’hui.

Philippe Gluck, président de l’AHAV, propose cette visite guidée, gratuite sur inscription (cliquez ci-dessous) et réservée  aux adhérent-e-s.

Elle est limitée à 20 membres et le lieu de rendez-vous  sera envoyé en retour avec la confirmation de votre inscription.

samedi 29 mars 2025 à 10h précises

15 personnes maximum

(Date limite d’inscription : 22 mars)

 

Cet automne, nous inaugurons notre partenariat avec notre consœur du 12e arrondissement.
Les 8 et 15 octobre à 15h, notre nouveau partenaire Histoire et Patrimoine du 12e  invite l’AHAV (5 adhérents par date) à visiter gratuitement la Fondation Eugène Napoléon. Nous leur transmettrons la liste des inscrits. 
Pour notre part avec eux… et en pensant aussi à nos nouveaux membres, nous proposons une visite générale du Père Lachaise :


Voyage au bout du Père Lachaise

 

À travers le cimetière-musée, aborder l’histoire du quartier, de Paris… et de la France.

Découvrir ce cimetière le plus visité au monde avec ses personnages célèbres, mais aussi son origine, les enjeux/conflits entre l’Église et l’État… et aujourd’hui comment ça marche.

Cette visite gratuite réservée aux adhérents aura lieu :

📅 Samedi 12 octobre et samedi 16 novembre 2024 (même visite aux deux dates)

🕙 À 10h00

⏳ Durée 2h

Le lieu de rendez-vous sera précisé par retour du courrier d’inscription

Sortie Père Lachaise signalée au métro Gambetta- PG