2 jours avant le 14 juillet 1789

Le Mur des Fermiers généraux dans l’Est parisien en 1789

Le 14 juillet, la Bastille est prise ! Il n’y a nul besoin de préciser l’année tant notre univers républicain s’est approprié cette journée. Pourtant, avant même que la prison-forteresse ne tombe, la population parisienne, entre le 10 et le 14 juillet 1789, dévaste et incendie les bureaux de l’octroi qui marquent le tracé du Mur des Fermiers généraux.

Limite est de Paris en 1789

Les barrières d octroi à l’est de Paris. De la barrière de Belleville à la barrière du Trône-Extrait de Neopanta

La partie Est du Mur, délimitée par huit barrières, est touchée par les destructions et incendies les 12 et 13 juillet. Les ravages qui se produisent aux barrières soulignent la montée d’une exaspération sociale. En s’attaquant au Mur, le peuple s’en prend ainsi au despotisme fiscal et réclame plus de liberté et d’égalité.

Les barrières d'octroi en 1789

Paris brule ! par Momcilo Markovic

Notre conférencier, Momcilo MARKOVIC, professeur et docteur en Histoire, est notamment l’auteur  de Paris brûle ! L’incendie des barrières de l’octroi en juillet 1789. Il intervient également dans plusieurs sociétés d’histoire de Paris, affiliées à la Fédération des Sociétés Historiques et Archéologiques de Paris et Île-de-France.

 

Printemps de la poésie dans le 20e

Le Printemps des Poètes au Père Lachaise

dans le cadre du festival « Du haut des cimes de Ménilmontant »

 

Comme chaque année, nous arrivons à nos festivités locales à l’occasion du Printemps des Poètes, une initiative de Jack Lang créée à Paris en 1999 avant qu’elle devienne par la suite un rendez-vous national. 

Printemps des poètes RV nationale

Le Printemps des poètes, logo du Ministère de la Culture

Dans le 20e arrondissement, le printemps de la poésie commence par une visite de nos poètes au cimetière du Père Lachaise. 

Festival poésie dans le 20e

Festival « Du haut des cimes de Ménilmontant » du 6 au 19 juin 2022

 

Dès le premier jour de ce festival riche en animations, soit le lundi 6 juin à 15h, nous proposons une visite guidée intitulée : avant de célébrer les poètes vivants, célébrons les morts !

Dans cette déambulation en compagnie de Philippe Gluck pour l’AHAV et de Julien Marcland, directeur artistique du festival « Du haut des cimes de Ménilmontant », au bout du chemin nous aurons  agréablement et spontanément produit  un poème collectif inspiré de la lecture de ces poètes.

Cette visite débutera par Georges Perec, qui vient de faire l’objet de notre tout récent article à l’occasion du 40ème anniversaire de sa mort : cliquez ici !

Printemps des poètes dans le 20e

Contacts Du haut des cimes de Ménilmontant 2022

Du côté AHAV, cette première sortie est réservée à ses adhérents et sur inscription :  ahav.paris20@gmail.com

Après la Commune, le lieu-même du mur des Fédérés a fait l’objet d’un long combat politique pour la préservation plus large -avec plusieurs options- de cet espace : nous reproduisons ci-dessous notre article paru le 30 mai 2021 à ce sujet…
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Escalier donnant sur commerce

2022… c’est l’année Perec dans le 20!

Cette année 2022 marque le 40e anniversaire de la mort de l’écrivain Georges Perec, dont une partie de la vie (courte) et une part de l’œuvre (plus importante) sont intimement liées au 20e arrondissement où il vécut enfant.

Georges Perec- Wikipédia.

Perec, de la rue de l’Atlas à Ivry… en passant par la rue Vilin

Georges Perec naît le 7 mars 1936, au 6 rue de l’Atlas (19e arr.), du mariage de Icek Judko Perec (1909-1940) et de Cyrla Szulewicz (1913-1943), juifs d’origine polonaise. Il passe sa petite enfance au 24 rue Vilin, à Belleville, où sa mère tient un salon de coiffure jusqu’en 1942, dont le souvenir occupe une place importante dans son œuvre.

Rue Vilin en 1959

Gamins de Belleville sous l’escalier de la rue Vilin, Paris, 1959. Médiathèque du Patrimoine, donation W. Ronis

Engagé volontaire contre l’Allemagne, son père est tué dès juin 1940. Sa mère envoie son fils en zone libre, à Villard-de-Lans, où il passe le reste de la guerre auprès de son oncle et de sa tante Bienenfeld, tandis que Cyrla est arrêtée et déportée à Auschwitz en février 1943. En 1945, Georges rentre à Paris et est adopté par les Bienenfeld.

Il devient documentaliste au CNRS et entame en même temps une carrière d’écrivain. En 1965, son premier roman Les Choses remporte le prix Renaudot. En juin 1967, il est coopté pour entrer à l’Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle), cooptation qui marque un point important dans son œuvre littéraire puisque désormais ses textes suivront en général des contraintes de type oulipien. Perec est, avec Raymond Queneau et Italo Calvino, un des membres de l’Ouvroir dont les ouvrages ont eu le plus de succès.

Oulipo, écriture innovante

Basile Morin, ambigramme de l’Oulipo

En 1969, il publie La Disparition, son premier roman oulipien, 300 pages écrites sans utiliser la lettre « e ». Au-delà de cette prouesse lexicographique, Perec reprend aussi sa thématique de l’absence et la douleur qu’elle engendre. Il inverse ensuite la contrainte lipogrammatique dans Les Revenentes, où il n’utilise que la voyelle « e » à l’exclusion de toutes les autres, même au prix de libertés orthographiques.

Ensuite il achève W ou le souvenir d’enfance, qui paraît en 1975. Très estimé, ce grand roman moderne obtient un succès critique qui place Perec parmi les meilleurs de son temps. L’alternance binaire d’une fiction fascisante et d’une écriture autobiographique fragmentaire adosse une histoire collective fantasmée au destin singulier de l’orphelin qu’est l’auteur.

À partir de 1976, il publie des mots croisés dans Le Point, soit un total de 135 grilles jusqu’en 1982.

Perec dessiné par la Poste

Timbre-poste en hommage à G. Pérec, 2002.

Perec atteint la consécration en 1978 avec la publication de La Vie mode d’emploi, qui obtient le prix Médicis et un grand succès public, qui permet à son auteur d’abandonner son travail de documentaliste et de se consacrer à l’écriture. Il y explore de façon méthodique la vie des différents habitants d’un immeuble, selon une contrainte de circulation : la polygraphie du cavalier. À cette première contrainte s’ajoutent de nombreuses autres, ordonnées selon un bi-carré latin orthogonal d’ordre.

Le 3 mars 1982, Georges Perec meurt, à 45 ans, d’un cancer du poumon, à Ivry-sur-Seine, quelques mois seulement après avoir publié « 25 choses à faire avant de mourir »[1]. Ses cendres ont été déposées au columbarium du cimetière du Père-Lachaise (case 382).

Inédit de Perec

Couverture de Lieux, ouvrage inédit de G. Perec publié en 2022 au Seuil.

Et… Surprise !!… En cette présente année 2022, 40 ans après sa mort, vient de paraitre au Seuil un « nouveau » Perec. Il s’agit d’un recueil de 133 textes restés inédits, intitulé Lieux, dans lequel l’auteur explore « douze lieux, des rues, des places, des carrefours, liés à des souvenirs, à des événements ou à des moments importants de mon existence » sur six années, entre descriptions et souvenirs[2].

« En remontant la rue Vilin »

En 1969, date de la publication de La Disparition, Georges Perec se lance le défi de documenter, année après année, la destruction de la rue Vilin, la rue de son enfance qui serpente sur les coteaux escarpés de Belleville.

Rue Vilin, 20e populaire

Georges Pérec rue Vilin-DR.

L’écrivain projette d’y revenir régulièrement pendant douze ans, ainsi que sur onze autres lieux parisiens, pour conserver la trace d’un triple vieillissement, « celui des lieux eux-mêmes, celui de mes souvenirs et celui de mon écriture » (Espèces d’espaces, 1974). Abandonné en cours de route, ce travail provisoirement intitulé Lieux n’aboutira jamais. Et, le 4 mars 1982, au lendemain de sa mort, les démolisseurs s’attaquaient aux dernières masures de la rue. Ce jour-là tombe le nº 24, la maison où Perec avait vécu avec ses parents.

Escalier donnant sur commerce

La rue Vilin, années 1950 – photo Henri Guérard

Ouverte en 1846 et classée en 1863, puis déclarée îlot insalubre un siècle plus tard, la rue Vilin a disparu dans la réalisation du Parc de Belleville. À l’origine, elle partait de la rue des Couronnes, se poursuivait en ligne droite vers le nord-est, en pente douce, sur 200 mètres environ, avant de se terminer par un escalier d’une cinquantaine de marches qui rejoignait la rue Piat. La chaussée était pavée, les trottoirs étroits, sans arbre. La circulation y était peu importante, du fait de l’escalier au bout, qui la rendait quasiment semblable à une impasse. C’était un terrain de jeu idéal pour les enfants qui aimaient dévaler l’escalier ou jouer tranquillement au ballon dans la rue.

Film de de Robert Bober

En remontant la rue Vilin, de Robert Bober, montage

De la rue Vilin, il ne reste guère que les photos prises par des photographes et les textes de Georges Perec. Le cinéaste Robert Bober s’en est emparé et a reconstitué comme dans un puzzle cette rue disparue. Le film est tout à la fois la reconquête d’un espace, une réflexion sur le regard et un hommage rendu à son ami Perec[3].

Et qui donc est ce M. Vilin qui a donné son nom à la rue Vilin ?

Sans doute un ancien propriétaire des terrains sur lesquels la rue fut ouverte : Pierre Augustin Vilin, né à Paris, section de Popincourt, le 22 juillet 1793 et décédé le 18 mars 1857, à Belleville. Issu d’une famille de tisserands d’Amiens, il fut d’abord vérificateur des bâtiments, tout en étudiant l’architecture à l’École des Beaux-arts de Paris. Il fit une carrière d’architecte et mena des opérations de spéculation foncière qui lui rapportèrent, semble-t-il, une confortable aisance.

Bas de la rue Vilin

9 – Angle de la rue des Couronnes et de la rue Vilin, début du XXe siècle. Carte postale.

Il fut aussi maire de Belleville de la Révolution de février 1848, époque à laquelle il était adjoint, jusqu’aux événements de juin 1848. Il semble être encore conseiller municipal de Belleville en juillet 1853, date à laquelle la sous-préfecture de Saint-Denis le signale comme n’ayant pas prêté serment à l’Empereur.

En 2022, Georges Perec fait encore l’actualité avec le festival Du haut des cimes de Ménilmontant

Printemps de la poésie dans le 20e

Affiche du festival Du Haut des Cimes, édition 2022

Le festival Du haut des cimes de Ménilmontant (6-19 juin 2022) rendra hommage « à l’enfant du quartier, Georges Perec, anniversaire des 40 ans de sa disparition »

le samedi 18 juin, avec 2 spectacles solo, l’un à 18h : L’Encyclopédiste (Conception Encyclopédie de la parole. Texte et interprétation Frédéric Danos) et l’autre à 20h : Beaux présents dorés, ou le voyage dans l’alphabet extraordinaire de Jude Call Mirann (Compagnie belles absentes. Texte et interprétation Julien Marcland) à la MJC des Hauts de Belleville, 43 rue du Borrego.

-le dimanche 19 juin, avec une promenade poétique « Sur les pas de Georges Pérec » avec Stéphane Bouquet et les poétesses Molly Lo Freemann (USA) et Anna Maligon (Ukraine), précédée de la rencontre « Qu’est-ce que tu fabriques ? », avec Stéphane Bouquet (15h-18h). RV entrée du Père-Lachaise, rue des Rondeaux, en face de l’avenue du Père-Lachaise, puis à l’amphithéâtre de verdure du Conservatoire Georges Bizet, 3 place Carmen, rue des Cendriers.

Et, en ouverture du festival, le lundi 6 juin, de 15 à 17h, l’AHAV participera à une visite des poètes du Père-Lachaise. Pour l’AHAV, sortie réservée à ses adhérents et sur inscription.

Rue Vilin et son terrain vague

« Au repos de la Montagne », 53-55 rue Vilin. Image tirée du film « En remontant la rue Vilin » réalisé par Robert Bober en 1992

 

Pour en savoir plus :

Sur Georges Perec et son œuvre : https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Perec.

Sur l’Oulipo : https://www.bing.com/search?q=Oulipo%20wikipedia&form=WIKIRE.

Sur le festival Du haut des cimes de Ménilmontant : https://www.facebook.com/festivalduhautdescimes.

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[1] https://www.youtube.com/watch?v=Gh81fubFMEw. On trouve beaucoup d’interviews de G. Perec en ligne sur Internet.

[2] L’ouvrage est accessible gratuitement sur https://www.seuil.com/ouvrage/lieux-georges-perec/9782021114096

[3] Film documentaire réalisé par Robert Bober,1992, 48 min, couleur ; nombreux extraits sur Internet.

Les maréchaux d'empire

Les maréchaux d’Empire et Paris, conférence

Au cimetière du Père Lachaise il existe un lieu d’enterrement bien particulier qui a aidé à la notoriété du cimetière. On l’appelle communément la colline des maréchaux, le coin des maréchaux, le quartier des maréchaux, ou même le carré des maréchaux.

Ce lieu nous fait immédiatement penser à Napoléon et ses boulevards des Maréchaux, plus spécialement ceux qui bordent l’est de notre arrondissement. 

Les maréchaux au Père Lachaise

Sépulture du maréchal Davout situé au « quartier des maréchaux » du Père Lachaise-PG

Mais qui sont-ils plus précisément et qu’ont-ils fait notamment pour la défense de Paris en 1814 face aux troupes coalisées de Prusse et de Russie ?

Pour en savoir davantage, l’AHAV et le Souvenir Français (Comité Paris XX) vous invitent à assister à la conférence

Les maréchaux d’Empire et Paris

de la Cour impériale aux combats pour la défense de la capitale en 1814 

 

par Walter Bruyère-Ostells, professeur d’histoire à Sciences Po Aix,

directeur scientifique du service historique de la Défense

 

Jeudi 21 avril 2022 à 18H30

À la Mairie du 20e

Les maréchaux d'empire, conférence

Les maréchaux d’empire, par Walter Bruyère-Ostells

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

Inscription préalable obligatoire par mail : souvenir.français.paris@gmail.com

ou ahav.paris20@gmail.com

20e Regard des Petites Rigoles

Les eaux nouvelles et anciennes du 20e

Dans le cadre des événements de l’AHAV, nous proposons une visite sur les eaux nouvelles et anciennes du 20e.

  • Samedi 23 avril 2022 à 10h – environ 2h30 de visite.

Cette visite guidée par Jacques Paulic est réservée à nos adhérents sur inscription à notre courriel : ahav.paris20@gmail.com. Le lieu de rendez-vous sera précisé en retour.

L’alimentation en eau potable de Paris partage une longue histoire avec le 20e arrondissement. Dans ce parcours original, nous évoquerons en premier lieu l’approvisionnement en eau, récent et présent. Puis nous remonterons dans le temps pour découvrir des captages historiques des Sources du Nord.

Eugène Belgrand

Une personne a bien connu les eaux nouvelles et anciennes au 19ème siècle : il s’agit du grand ingénieur Eugène Belgrand.

Il a conçu une grande partie du réseau moderne et actuel de Paris. Il avait aussi étudié les réseaux anciens et écrivait en 1877 : « lorsque j’aurai disparu avec trois ou quatre collaborateurs et autant d’anciens serviteurs qui surveillent les tronçons d’aqueducs comme une chose sacrée, qui en jaugent l’eau comme si elle était encore indispensable à Paris, il ne restera pas même un souvenir de ces vieilles choses ». Venez voir !

Châteaux d’eau rue du Télégraphe

J-B Clémaent au Père Lachaise

Bulletin n° 77

En 2021, la commémoration du 150e anniversaire de la Commune de Paris a marqué profondément l’héritage de l’Est parisien et particulièrement de notre arrondissement.

Ce bulletin n° 77 complète et enrichit notre bulletin n° 75, publié en mars 2021 sous la coordination de la même autrice, Christiane Demeulenaere-Douyère.

Précédement sur le même sujet, le bulletin n° 76 nous présente Félix Pyat, républicain engagé par ceux qui l’ont connu, par Guy Sabatier.

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Pour mémoire, en 1870 la Prusse envahit la France, Paris encerclé résiste. En 1871, le Gouvernement provisoire négocie avec les Prussiens et se charge de « prendre » Paris : là débute la Commune.

Le 20e arrondissement y a pris une place toute particulière, d’où cette première compilation  de 10 articles sur les 20 concernant la Commune, et qui sont extraits des 34 « actualités » publiées sur notre site internet.

La Commune de Paris et le 20e

Gabriel Ranvier, maire du 20e pendant la Commune, in No 1 de Paris 20e, magazine de la Mairie

Au sommaire de ce numéro :

Nos articles parus en 2020

 Décembre 1870, que la vie est dure à Belleville 

 Noël 2020… Noël 1870  

 

Nos articles parus en 2021

 L’Affiche rouge du 7 janvier 1871                    

Paris et l’armistice du 26 janvier 1871 

66 ballons pour sauver Paris… en 1870 et 1871

Législatives du 8 février 1871 : « Ruraux » contre Parisiens                                                                                                                              

La Commune divise l’Hôtel de Ville 

La « vache à Gambon » 

Gabriel Ranvier dans le journal de la Mairie du 20

Main-basse sur les canons de Montmartre 

1871 et les femmes

Par Christiane DEMEULENAERE-DOUYÈRE, vice-présidente de l’AHAV

Conférence à la mairie du 20e

Jeudi 16 décembre 2021 à 18h30

Entrée gratuite, limitée à 30 personnes sur inscription préalable à ahav.paris20@gmail.com

Les combattants de la Commune furent bien souvent des combattantes. Dans ces journées, les femmes ont joué un rôle déterminant, dans le 20e arrondissement comme ailleurs. Dès le début des événements, elles se sont engagées dans l’action et ont occupé l’espace politique.
Elles ont été sans doute plusieurs milliers à militer pour conquérir des droits nouveaux et faire leur place dans une société plus juste. Et, aux jours terribles de la Semaine sanglante, elles ont pris les armes pour défendre leurs quartiers, aux côtés des hommes.
1871 et femmes

Préposée à la garde sous la Commune