Rafle du vel d’hiv dans le 20e : commémoration

 

Le 16 juillet 1942 débute à Paris l’opération « Vent printanier », suivant le nom de code allemand. Le « Jeudi noir » comme l’appelle les Juifs victime ce premier jour de la rafle du Vel’ d’Hiv’ à Paris. Celle-ci aura touché tout particulièrement notre arrondissement, avec ceux avoisinants. Pour commémorer ce drame, quatre lieux de rendez-vous sont prévus ce vendredi 16 juillet 2021.

Pascal JOSEPH, chargé de la Mémoire du 20e et du Monde Combattant, nous en communique le détail.

Les quatre rassemblements du vendredi 16 juillet 2021

 

 

10h30 – rassemblement Cour de la Métairie

Accès par le 92 rue de Belleville, métro Pyrénées

Paroles de témoins, fleurissement et hommage, temps de recueillement.

Regroupement des juifs du 20e avant déportation

Plaque cour de la Métairie 92 rue de Belleville, PG

11h – rassemblement devant la Bellevilloise

19-21 rue Boyer

Paroles de témoins, fleurissement et hommage, temps de recueillement.

11h30 – rassemblement devant l’ancien Commissariat du 20e

Mairie du 20e arrondissement, côté avenue Gambetta

Paroles de témoins, fleurissement et hommage, temps de recueillement.

12h15 – rassemblement square Edouard Vaillant

Au niveau de la plaque commémorative, puis du kiosque

Lecture des 133 noms des enfants, fleurissement et hommage, temps de recueillement.

Allocution d’Eric Pliez, maire du 20e arrondissement.

Rafraîchissements proposés par la mairie du 20earrondissement.

Lieu de rassemblement des juifs au moment de la rafle de 1942

À gauche, la plaque sur la rafle du vel d’hiv au 92 rue de Belleville, cour de la Métairie, PG

Les rafles dans le 20e arrondissement

 

Avant l’occupation, 330 000 Juifs vivent en France, les 2/3 dans Paris, et pour la plupart dans le centre et l’est parisien. Au total, 75 721 d’entre eux seront déportés et seulement 2 500 survivront.

Le 27 septembre 1940, une ordonnance allemande stipule que toute personne juive doit se faire inscrire sur un registre spécial. Dès la semaine suivante, le gouvernement de Vichy promulgue le premier Statut des Juifs. A Paris, ce sont les commissariats de quartier qui enregistrent les déclarations des Juifs.

Deux ans après l’instauration des registres spéciaux, les 16 et 17 juillet 1942, les rafles vont pouvoir être organisées avec méthode. L’organisation de la rafle à Paris se fait à l’appui des 25 334 fiches ainsi constituées.

4 378 d’entre elles concernent notre arrondissement avec les rafles opérées par 255 équipes, composées de gardiens en tenue, d’inspecteurs des Renseignements généraux et/ou d’inspecteurs de police judiciaire. Les juifs ainsi arrêtés seront transférés au veld’hiv et certains à Drancy.

Les « justes » du 20e arrondissement

Dans ces moments dramatiques, souvenons-nous également de l’importance des « «justes » (1) et parmi celles-ci, les 37 personnes courageuses du 20e qui ont réussi à sauver des juifs au péril de leur vie. Cliquez sur l’image.

La rafle et les Justes

Les 37 « justes » parmi les nations dans le 20e, extrait du site « les justes parmi les nations de Paris »

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(1) « Justes parmi les nations » : les personnes reconnues officiellement pour avoir sauvé des Juifs pendant la guerre.

 

 

Belleville et le vin guin-gai

Paris Vingtième, le journal municipal du 20e arrondissement, vient de sortir son numéro 2.

 

Journal municipal 20 arrondissement Paris - Belleville, le vin est guin-gai

Retrouvez cette publication en cliquant sur cette bannière.

En quatrième de couverture de ce nouveau numéro, Christiane Demeulenaere-Douyère, Vice-présidente de l’AHAV, nous présente le village de Belleville au temps de ses guinguettes, l’origine de cette dénomination et les raisons de son déclin. Voici la retranscription de cet article.

À Belleville, le vin est guin-gai !

Au 19e siècle, à Belleville un commerce sur deux est un marchand de vin. Non, les Bellevillois ne sont pas des Pochards notoires. Mais 70% de la population sont des ouvriers habitués à des travaux de force, durs et fatigants, qui boivent facilement plusieurs litres de vin par jour ! Avant 1860, les guinguettes sont déjà nombreuses sur nos côteaux. La « petite banlieue » n’est pas incluse dans l’enceinte financière de Paris et les taxes d’octroi qui pèsent notamment sur les boissons entrantes, y sont moins élevées.

Mieux encore, l’Est parisien a une production viticole assez importante, un petit vin blanc aigrelet, que nos palais seraient tentés d’appeler une piquette, le « vin guinguet », celui-là même qui a donné son nom aux guinguettes… C’est dans cette zone encore rurale que les Parisiens viennent se délasser, surtout l’été : en famille le dimanche, le lundi pour les ouvriers fêtant la Saint-Lundi et le jeudi pour les étudiants.

On s’y promène dans les jardins champêtres ou dans les bois des Lilas. On s’y fait même des émotions aux combats d’animaux ou sur les Montagnes russes de la rue Bisson et, le soir venu, on envahit les guinguettes. Dans ces petits bâtiments sans luxe, entourés d’un grand jardin planté, on peut boire le « vin guinguet », manger sur de longues tables rustiques une cuisine simple et revigorante et même danser.

Il suffit de pousser bancs et tables pour dégager la piste de danse et passer une belle soirée. Les guinguettes sont installées près des barrières de Paris, à la Courtille notamment. Journal municipal 20 arrondissement Paris - Belleville, le vin est guin-gai C’est le temps du célèbre Tambour Royal de Ramponneau. Puis elles gravissent la « chaussée de Ménilmontant » et la rue de Paris, actuelle rue de Belleville.

La plupart conservent leur charme simple de cabaret populaire, d’autres s’embourgeoisent comme le Lac Saint-Fargeau, situé tout en haut de la rue de Belleville, dont le propriétaire donne à son établissement une architecture un brin prétentieuse et, comble de luxe, fait creuser dans son parc un « lac » où ses clients peuvent pêcher et canoter.

Belleville a d’ailleurs installé sa mairie dans une ancienne guinguette, L’Ile d’Amour, du nom de son propriétaire M. Damour. En conservant sa décoration pittoresque… pour le moins curieuse dans un bâtiment officiel !

Le développement du chemin de fer a entrainé le déclin des guinguettes de Belleville, qui ont dû céder la place à celles de Nogent, de Joinville-le-Pont, de Robinson ou des bords de Seine…


Dans ce même numéro, un article sur le lycée Lucie Faure et sa plaque mémorielle des enfants déportés. Celle-ci a donné aux professeurs l’occasion de créer un atelier pluridisciplinaire pour leur classe de 3e C. Il s’agit pour les ados d’aller retrouver l’histoire vécue de l’un des noms inscrits : Chana Finkielsztajn, jeune fille déportée.

La une de l’AMI, juin 2021

 

Dans ce numéro de mai, l’AMI propose un article sur le prochain déménagement de la DGSE -autrement appelée « la Piscine »- de son siège actuel boulevard Mortier.

En plus des informations locales habituelles, chaque mois un nouvel article est consacré au “matrimoine” du Père Lachaise. Il s’agit d’une personnalité qui fait partie de ces femmes célèbres oubliées de l’Histoire.

Ce mois-ci : Sarah Bernhardt, avec par ailleurs un témoignage sur les arbres abattus dans le square qui porte son nom, près du lycée Hélène Boucher .

Parmi les autres articles qui nous intéressent plus particulièrement ce mois-ci, le projet d’aménagement de la maison de la petite ceinture (datant du 19e siècle), la fin des travaux du mur des fédérés, Belleville et ses gangs d’apache, l’ancien bâtiment des établissements Goepfer reconverti, et le festival « Du haut des cîmes de Ménilmontant » dans lequel nous intervenons en partie.

Enfin en page Histoire, le portrait du premier maire du 20e, Léon Morel-Fatio, peintre de la Marine. Par Christiane Demulenaere-Douyère, vice-présidente de l’AHAV.

Voici le lien du site de l’AMI du 20e, vendu dans la plupart des kiosques de nos quartiers : vous pouvez aussi directement vous le procurer ou vous abonner… Cliquez ici

Le 20e et la semaine sanglante

 

Dans le cadre des Invitations aux Arts et aux Savoirs (IAS), le Pavillon Carré de Baudouin vient de mettre en ligne la conférence du 22 mai, intitulée : « LA SEMAINE SANGLANTE – LIRE LA VILLE »

Les trois intervenants ce jour-là -Denis Goguet, Maxime Braquet et Olivier Loudin- nous en offrent bien davantage que le titre de la conférence ne nous le laisse entrevoir. Tous trois historiens de référence de notre passé local, ils nous font visiter « l’empreinte du 20e à travers la Commune », comme nous le souligne habilement Maxime Braquet.

Conférence Semaine sanglante

Denis Goguet et Maxime Braquet au PCB le 22 mai 2021

Ils nous emmènent dans nos quartiers anciens et nous font partager le parcours de plusieurs personnalités, que celles-ci soient connues ou à découvrir. L’occasion enfin de nous retrouver dans le Ménilmontant des années 1870, avec les plans et photos de l’époque.

À voir en cliquant sur le l’image ci-dessous :

Conférence - Pavillon Carré de Baudouin - La semaine sanglante

 

 

 

 

Loudin, guide du Père Lachaise

Olivier Loudin lisant pour la conférence devant la tombe d’Auguste Blanqui

La une de l’AMI, mai 2021

Dans ce numéro de mai, l’AMI propose un article sur le souvenir du 20e industriel, l’ensemble Continsouza, anciennement situé vers le 401 rue des Pyrénées.

En plus des informations locales habituelles, chaque mois un nouvel article est consacré au “matrimoine” du Père Lachaise. Il s’agit d’une personnalité qui fait partie de ces femmes célèbres oubliées de l’Histoire.

Ce mois-ci : Sophie Germain, la boss » des maths. C’est une toute jeune autodidacte juste après la Révolution, une génie scientifique au parcours incroyable.

Enfin en page Histoire, le protrait du père François d’Aix de la Chaise -dit le père Lachaise- et l’origine de ses terres devenues cimetière. Par Philippe Dubuc de l’AHAV.

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Napoléon et le Père-Lachaise

 

2021, c’est aussi l’année où l’on commémore en France le 200e anniversaire de la mort de Napoléon Ier, le 5 mai 1821, sur l’île de Sainte-Hélène. Mais pourquoi parler de Napoléon Ier à propos du 20e arrondissement ?… Eh bien, parce que sans lui, nous n’aurions sans doute pas le cimetière du Père-Lachaise, ses 75 000 sépultures et ses 3 millions de visiteurs par an qui en font le cimetière le plus visité du monde…

 

L’empreinte de Napoléon sur Paris

Paris porte l’empreinte profonde de Napoléon Ier qui rêvait d’en faire « la nouvelle Rome ». Mais les monuments majestueux qu’on peut encore admirer : la Colonne Vendôme, faite du bronze de centaines des canons autrichiens et russes sur le modèle de la colonne Trajane, La Madeleine, temple à la gloire des armées, l’Arc de Triomphe de l’Etoile qu’il ne verra jamais achevé, etc. – autant de clins d’œil à l’Italie – sont plutôt implantés dans l’Ouest parisien.

Napoléon a fait aussi œuvre d’urbaniste. Paris, dont la monarchie s’était peu occupée à la fin de l’Ancien Régime et qui a perdu près de 150 000 habitants après 1789, regagne à partir de 1805 des habitants, atteignant la densité de plus de 40 000 personnes au km2. Une population plus nombreuse pose des problèmes cruciaux comme celui de l’approvisionnement en eau, auquel il répond par le chantier pharaonique du percement d’un canal de 108 km depuis Mareuil-sur-Ourcq (Oise). Les canaux Saint-Denis et Saint-Martin permettent de mettre en œuvre dans la capitale un programme ambitieux de fontaines publiques.

Une autre facette de l’œuvre d’assainissement public de Napoléon a directement influé sur l’organisation et le paysage d’un petit village rural de l’Est parisien, Charonne (600 habitants en 1800).

Vue du Père-Lachaise à sa création

Vue du Père-Lachaise depuis l’entrée, par Courvoisier

Et c’est ainsi que le Père Lachaise a été créé

Dans la suite des réflexions hygiénistes de la fin du XVIIIe siècle et de la fermeture du cimetière des Innocents le 1er décembre 1780, Napoléon prend la décision d’exclure les cimetières de Paris. Un premier décret du consul Bonaparte prescrit que « chaque citoyen a le droit d’être enterré quelle que soit sa race ou sa religion ». Puis, le 12 juin 1804, un décret impérial sur les sépultures fixe définitivement les règles à appliquer pour l’emplacement et l’organisation des cimetières.

Nicolas Frochot et Alexandre Brongniart en charge de la mise en place

Chargé de mettre en œuvre ces décisions, le préfet de la Seine Nicolas Frochot (1761-1828) décide d’affecter à la création du « cimetière de l’Est », le premier envisagé, les 17 hectares de l’ancien domaine de Mont-Louis. Il s’agit de la maison de repos et de convalescence des Jésuites de Paris jusqu’à leur expulsion, en 1762, et la demeure entre autres du Père François de la Chaize d’Aix (1624-1709), confesseur du roi Louis XIV.

Alexandre Brongniart architecte créateur du Père Lachaise

Alexandre Théodore Brongniart par Béranger

En 1804, c’est Alexandre-Théodore Brongniart (1739-1813), par ailleurs auteur de la Bourse de Paris, qui est chargé de la conception du nouveau cimetière. Cet architecte reconnu, inspecteur général en chef de la deuxième section des travaux publics du département de la Seine et de la Ville de Paris, dessine les grands axes du cimetière sous la forme, pour la première fois, d’un immense jardin à l’anglaise, aux allées accidentées, bordées de diverses essences d’arbres et de plantes et de sépultures sculptées. Brongniart crée un parc tout en courbes, exploitant les dénivelés du terrain, ménageant les surprises et les vues sur la capitale. Il opte pour un style néoclassique très en vogue à l’époque, riche d’éléments gréco-romains et se caractérisant par une grande sobriété des formes pouvant s’accompagner de discrets décors sculptés.

Le nouveau « cimetière de l’Est » est ouvert aux inhumations le 21 mai 1804, et la première personne inhumée en « fosse temporaire individuelle » est une petite fille de cinq ans, Adélaïde Paillard de Villeneuve.

Les premières années difficiles

Mais l’engouement pour le nouveau cimetière n’est pas immédiat. Les Parisiens hésitent à faire ensevelir leurs défunts si loin de Paris. Il faudra se livrer à une véritable campagne de promotion pour redorer l’image du cimetière : en 1825, les pouvoirs publics organisent le transfert des dépouilles d’Héloïse et d’Abélard, ainsi que de Molière et La Fontaine.

Dans les années suivantes, cette politique sera poursuivie par la Restauration avec la création de plusieurs nouveaux cimetières hors des limites de la capitale : à l’ouest, le cimetière de Passy (vers 1820), le cimetière du Montparnasse au sud (1824) et le cimetière de Montmartre au nord (1825).

 

Le cimetière du Père Lachaise en 1813

Plan du cimetière Mont-Louis en 1813 par Brongniart

 

Pour en savoir plus :

Le site Internet « Père-Lachaise 1804-1824. Naissance du cimetière moderne » (notamment, https://perelachaisehistoire.fr/que-reste-t-il-du-mont-louis/ et https://perelachaisehistoire.fr/la-premiere-inhumation/).

Nous avons plaisir de vous annoncer que la conférence « La Commune de Paris… vue du 20e arrondissement » , prononcée par Christiane Demeulenaere-Douyère, vice-présidente de l’AHAV, pour la Société de l’histoire de Paris et de l’Ile de France le 6 avril dernier, a été enregistrée et est accessible sur YouTube :

En voici le résumé:
L’histoire locale nous rend plus familière et aisée l’approche de la Grande Histoire. On a dit que la Commune avait gouverné « au raz des pavés ». Ici, ce sera une lecture « au raz des pavés » que nous proposerons de cet événement, à la fois si bref (72 jours) mais dont le retentissement fut immédiatement mondial.
Nous nous posterons sur les collines de Belleville, des Buttes-Chaumont et de Ménilmontant. Nous suivrons le petit peuple de l’Est Parisien qui retrouve dans les clubs politiques et sur les barricades son enthousiasme pour les idées sociales de la fin de l’Empire.
Enrôlé en masse dans la Garde nationale, indiscipliné et valeureux, il est de tous les combats. « Belleville est bruyant, expansif, débraillé », écrit le journal La Liberté du 8 mai 1871. Bientôt ce sera la Semaine sanglante (21-28 mai 1871) qui s’achève dans le sang et les larmes au Père-Lachaise, puis devant le Mur des Fédérés, sur les pontons de la déportation ou dans l’exil de la proscription.

Le renard du Père Lachaise un an après

 

En mai 2020 sur notre site, nous vous avions informés de l’apparition des quatre renardeaux au Père Lachaise. Nous étions alors en tout début de période de confinement dû au covid, le cimetière était fermé au public et la nature reprenait ses droits .

Cette information pour le moins originale avait alors obtenu un retentissement national. Et puis dans un deuxième temps, la question s’était posée, à savoir : fallait-il dans l’intérêt général les laisser sur le lieu de leur enfance ou valait-il mieux les remettre dans la nature ?

Finalement, après avis contradictoires, la décision a été prise : les renardeaux resteront au Père Lachaise.

Un an a passé depuis cette décision, et aujourd’hui que sont-ils devenus ? Sur sa page Facebook, le site d’information locale « Ménil info » nous a donné hier de leur nouvelles : voici donc la photo d’un de nos renards devenu adulte, photographié le 23 avril 2021 à 21h00 par Benoît GALLOT, conservateur du Père-Lachaise.

L’aventure continue !

La une de l’AMI, avril 2021

 

Dans ce numéro d’avril, l’AMI propose un article sur les sept filles de l’air, nos aviatrices liées à l’arrondissement et pionnières dans leur domaine. Le quartier de Belleville y est par ailleurs abordé par son histoire et la culture.

En plus des informations locales habituelles, chaque mois un nouvel article est consacré au “matrimoine” du Père Lachaise. Il s’agit d’une personnalité qui fait partie de ces femmes célèbres oubliées de l’Histoire. Ce mois-ci : Gertrude Stein, enterrée évidemment au Père Lachaise.

Enfin, parmi les visites normalement réservées aux adhérents de l’AHAV, celle sur :

  • La Commune d’hier et d’aujourd’hui au Père Lachaise, ceux qui l’ont vécue et ceux qui s’en sont inspirés au XXe siècle.

est mentionnée comme ouverte aux abonnés de l’AMI, dans le cadre de notre partenariat et… déjà complète dès la parution du journal.

Voici le lien du site de l’AMI du 20e, vendu dans la plupart des kiosques de nos quartiers : vous pouvez aussi directement vous le procurer ou vous abonner… Cliquez ici

L’appareil photo au Père Lachaise

 

 

Surprenante cette chapelle, avec comme inscription en façade : « La Mémoire Nécropolitaine ».

Elle se trouve particulièrement bien située, bien visible près du rond-point Casimir Périer. Intrigante aussi : S’agit-il d’un monument ou d’une sépulture ?

En apparence, plutôt un monument puisque personne n’y est enterré… pour l’instant. Parce qu’en réalité, son heureux concepteur/propriétaire est bien vivant, et par ailleurs reconnu en tant que spécialiste des cimetières.

Il s’appelle André Chabot, il a restauré cette ancienne chapelle à son image et a créé également d’autres tombes au Père Lachaise : nous l’avions déjà cité le 4 janvier dernier, dans notre article Stèle d’immeuble, histoire d’un legs :

https://ahavparis.com/stele-dimmeuble-histoire-dun-legs/

 

Lui-même passionné de monuments funéraires, André Chabot a traversé le monde et s’est ainsi constitué un fonds photographique de 220 000 captures d’images qui ont été exposées dans de nombreux pays.

André Chabot devant sa réalisation

 

Quant à cette chapelle, elle est bien prévue pour lui et sa femme. À l’occasion de la mise en place de l’appareil photo qui pèse 950 kg, un reportage professionnel (11mn) nous  donne de manière conviviale la description détaillée de cet ensemble : « La  Mémoire Nécropolitaine » est mise en ligne depuis le 7 mai dernier, André CHABOT nous y présente son œuvre dans la bonne ambiance. Et Anne, sa femme souriante, est avec lui.

https://www.youtube.com/watch?v=GpkKKEjlP2c