Une flamme paralympique est passée dans le 20e

au Père Lachaise, devant le mur des Fédérés

 

Ce 28 août 2024, Paris a vu arriver 12 flammes paralympiques venues de toute la France, et parmi elles, celle qui a traversé le tunnel sous la Manche. Un évènement rare, particulièrement innovant dans sa mise en scène, d’importance mondiale. Un événement incontournable et toute la presse s’en est largement fait l’écho.

Mais localement, peu d’entre nous ont su qu’une flamme -parmi les douze en mouvement- passerait par le 20e arrondissement… et plus précisément à l’intérieur du Père Lachaise.

Le rendez-vous a eu lieu à 14h. Le lieu choisi ? Devant le mur des Fédérés, un relais situé sur les traces de l’Histoire de France -par son patrimoine- et dont la main est tendue symboliquement ce jour-là par le sportif tenant la flamme.

 

L’origine du sport obligatoire à l’école

Autre lien sur place entre le passé et le sport, Ménil’info nous apprend que Paschal Grousset avait créé en 1888 la Ligue nationale de l’éducation physique. Ce député communard ira jusqu’à « instituer tous les ans un grand concours entre les champions des écoles »

D’une manière générale, la mise en place et l’évolution de l’éducation physique à l’école s’étalera tout au long de la seconde moitié du XIXème siècle.

 

L’événement du 28 août 2024 en images

Parcours flamme paralympique, fermeture partielle au Père Lachaise

Parcours paralympique, fermeture partielle au Père Lachaise, Affiche sur la barrière provisoire-PG

 

Dès 11h30 ce 28 août, plusieurs barrières bloquent  le passage aux véhicules à certains endroits-clé. Les préparatifs sont en place pour une cérémonie qui débute à 14h devant le mur des fédérés.

 

Flamme paralympique au Père Lachaise

Flamme paralympique devant le mur des Fédérés-PG

 

Pendant un court moment, l’athlète portant la flamme fait face  à la plaque du mur des Fédérés puis  se retourne face à la centaine de personnes présentes à cette occasion. Et dans cet instant, une choriste accompagnée d’un guitariste est venue chanter « le temps des cerises ».

 

Flamme paralympique Athlète  devant le public du Père Lachaise

Flamme paralympique devant le mur des Fédérés, face au public-PG

 

Puis, notre athlète fait face au public et après un nouvelle courte pause  prend le chemin du départ. Il va effectuer le parcours prévu, un parcours qui le mènera vers la sortie principale du cimetière.

Et au moment où le porteur de la flamme vient de quitter les lieux, arrive l’instant de la « photo de famille », réalisée sur place devant le mur des Fédérés. À noter, la plaque commémorative avec juste au-dessus les roses déposées juste avant la photo par des personnes présentes.

Les élus et les membres des amies et amis de la Commune de Paris se regroupent derrière leur banderole. 

Une flamme paralympique, au mur des fédérés et les élus parisiens

La « photo de famille » du 28 août 2024, célébrant le départ de la flamme devant le mur des Fédérés-PG

À droite de l’image nous pouvons distinguer Anne Hidalgo maire de Paris. À ses côtés Éric Pliez maire du 20e et, tout à droite, Hamidou Samaké, élu du 20e notamment chargé de la mémoire et des anciens combattants.

Cette photo marquera la fin de la cérémonie, le top du départ où tout doucement les spectateurs se disperseront pour rejoindre lentement les différentes sorties du cimetière.

 



Les JO de 1924 et la piscine des Tourelles

 

En 2024, Paris accueille les Jeux Olympiques pour la troisième fois.

Son rénovateur, le Baron Pierre de Coubertin, souhaitait que la première édition des Jeux se déroule à Paris en 1900, en raison de l’Exposition universelle. Pour mémoire, les premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne auront symboliquement lieu à Athènes en 1896 et seront inaugurés par le roi Georges 1er de Grèce.

Le Baron Pierre de Coubertin en 1915

Baron Pierre de Coubertin-Wikimédia

Dans le prolongement d’Athènes donc, Paris prend la suite avec ses premiers Jeux dans la capitale en 1900, puis une nouvelle fois en 1924… Et à cette occasion, la ville construira la piscine des Tourelles devenue « Georges Vallerey » (voir notre article Les JO 2024 et la piscine Georges Vallerey)

Piscine Georges Vallerey, site d'entrainement pour les JO 2024

La piscine Georges Vallerey, site d’entrainement pour les JO 2024 – VV

À souligner à propos des JO de 1900

En 1900, pour la première fois, 22 femmes s’affrontent dans 95 épreuves olympiques, même si Coubertin et d’autres sont hostiles à la participation des femmes.

Parmi les compétitions reconnues, certains sports comme la pelote basque, le cricket et le croquet (l’ancêtre du golf) et plusieurs épreuves (par exemple le saut en longueur à cheval et la natation avec obstacles) font leur seule apparition de l’histoire au programme olympique. Il y a des compétitions non reconnues comme la pêche à la ligne et le tir au canon.

Les principales épreuves ont lieu à Paris et dans les bois de Vincennes et de Boulogne, et les sports nautiques (aviron, natation, water-polo) ont lieu le long de la Seine.

Cette année-là, la France remporte le plus de médailles devant les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Les Jeux Olympiques de 1924

La septième édition des Jeux Olympiques a lieu à Paris du 5 au 27 juillet 1924.

La participation atteint le record, pour l’époque, de 44 nations et 3 089 athlètes (dont 135 femmes) qui s’affrontent dans 17 sports et 23 disciplines.

Comme lors des deux éditions précédentes, les États-Unis arrivent en tête des nations les plus médaillées (99 médailles), suivis par la Finlande… et la France qui remporte trente-huit médailles, dont treize en or.

Le baron Pierre de Coubertin se retire à l’occasion de ces Jeux et meurt en 1937.

Carte postale : compétition de water-polo à la piscine des Tourelles - JO de 19124

Match de water-polo à la piscine des Tourelles – JO de 1924 – carte postale

La piscine des Tourelles parmi les nouvelles constructions

Le premier village olympique est construit à cette occasion, un ensemble de baraquements en bois ainsi qu’un stade olympique de 45 000 places à Colombes.

Parmi les autres constructions réalisées en vue de ces Jeux, citons la piscine des Tourelles située dans notre arrondissement, au 148 avenue Gambetta. Le complexe comprend un bassin aux dimensions olympiques (50 × 21 m), qui peut être divisé en deux piscines de 25 m ou 37,5 m + 12,5 m grâce à une cloison mobile.

Il peut accueillir des compétitions de natation et de water-polo et possède des gradins pour une capacité de 1 500 spectateurs.

Départ de la finale du 400 mètres nage libre à la piscine des Tourelles le 18 juillet 1924

Départ de la finale du 400 mètres nage libre à la piscine des Tourelles le 18 juillet 1924 – Wikimédia

La piscine des Tourelles est rénovée entre 1986 et 1989 sur les plans de l’architecte Roger Taillibert. La piscine porte depuis 1959 le nom du nageur Georges Vallerey décédé en octobre 1954.
Durant ces jeux de 1924, le nageur américain Johnny Weissmuller, qui venait d’avoir 20 ans, remporte dans cette piscine trois médailles d’or et une de bronze. Son exceptionnel palmarès s’élève à 52 titres nationaux et 67 records du monde. Il mettra un terme à sa carrière en n’ayant jamais perdu une course. À partir de 1929, Johnny Weissmuler interprète le rôle de Tarzan au cinéma et obtient un grand succès.

Podium du 400 mètres nage libre aux JO de 1924 : Andrew Charlton 3e - Johnny Weissmuller 1er - Arne Borg 3e

JO 1924, Johnny Weissmuller 1er sur le podium du 400 m nage libre-Wikipédia

Les JO de 1924, un succès médiatique

Cette année là, environ sept cents journalistes sont présents à Paris pour suivre les compétitions. Pour la première fois, des épreuves olympiques sont commentées en direct à la radio. C’est le début d’un intérêt pour les Jeux qui va grandissant avec l’arrivée de la retransmission des épreuves par la télévision en 1936 à Berlin.

Aujourd’hui, les Jeux Olympiques sont regardés par des milliards de téléspectateurs et le CIO (Comité International Olympique), qui possède tous les droits de retransmission, en retire là sa principale source de financement.



Juillet 1794, place de la Nation

La place de la Nation il y a 230 ans, lieu d’un terrible spectacle

 

Pour les habitants du 20e, la place de la Nation est un lieu important. Du point de vue patrimonial bien-sûr, mais aussi bien pratique au quotidien : elle dispose d’excellentes interconnexions avec ses métros, bus, le RER, les taxis et cinq stations Vélib’.

Pourtant et contrairement à une idée répandue, elle ne figure pas à l’intérieur du périmètre de notre arrondissement. Elle le côtoie seulement.

Le quartier de la place de la Nation - Panneau de la Ville de Paris

Panneau local sur la place de la Nation-PG

 

Les 11e et 12e arrondissements ont eu sa préférence alors qu’elle constituait l’ancien axe royal depuis le château de Vincennes. Avec ses 255 mètres de diamètre, elle nous fait penser à la place de l’Étoile. Quant au cours de Vincennes lui-même – ancien lieu de la Foire du Trône depuis 1830 – il dépasse de 13 mètres la largeur de celle Champs Élysées.

Lieu historique sous la royauté, il deviendra le rendez-vous de manifestations, rassemblements notamment sous le Front populaire, et d’une manière générale de fin de parcours à caractère politique et syndical.

 

14 juillet 1936 à la Nation - extrait du journal Le Petit Parisien du 15 juillet 1936 - Gallica-BnF

14 juillet 1936 à la Nation – Le Petit Parisien du 15 juillet 1936 – Gallica-BnF

 

Mais revenons 230 ans en arrière, sous la Révolution avec ses victimes guillotinées sur place.

 

La France sous le régime de la Terreur

Depuis la loi du 10 juin 1794, les tribunaux révolutionnaires sont expéditifs contre « les ennemis du peuple ». Sans tarder, dès le 14 juin 1794 devant la place du Trône renversé, devenue place de la Nation, la guillotine est installée à côté d’un des deux pavillons construits par Nicolas Ledoux.

 

Barrière de Vincennes / Faubourg S(t) Antoine - Estampe de Charles André Mercier - musée Carnavalet

Nation-barrière de Vincennes vers 1787-Paris Musées

 

La guillotine en mouvement

Il faut savoir qu’auparavant, les premières victimes de la Terreur étaient guillotinées face au Louvre, sur la place du Carrousel. Puis la guillotine est déplacée pour s’installer place de la Révolution, aujourd’hui connue sous le nom de place de la Concorde, et ensuite sera démontée pour être posée à l’emplacement de l’ancienne forteresse de la Bastille.

Les raisons de ces déplacements ? Comme les habitants du voisinage sont mécontents à cause des odeurs qui en résultent, il est donc décidé de l’installer loin des habitations, à l’une des portes de Paris. Et c’est ainsi que la porte de la Nation sera choisie et les exécutions en nombre vont commencer sans tarder.

 

Représentation de la guillotine - eau-forte - 20 mars 1792 - image BnF

Représentation de la guillotine – 1792 – BnF

 

Les Victimes

Le 26 Prairial, c’est-à-dire le 14 juin 1794, 38 premières victimes sont exécutées : il s’agit des magistrats des parlements de Paris et de Strasbourg.

Le 17 juin, 61 nouvelles exécutions de condamnés, connus sous le nom de « chemises rouges ». On les avait vêtus de chemises rouges, les vêtements d’infamie d’alors réservés aux assassins.

Ensuite, les exécutions se poursuivent jusqu’au 27 juillet 1794, date de la dernière charrette. La guillotine sera démontée le soir-même et retournera dès le lendemain sur l’actuelle place de la Concorde… le jour-même où sur place Robespierre finira guillotiné.

Au total, du 14 juin au 27 juillet 1794, 1306 personnes âgées de 16 à 85 ans ont été exécutées place de la Nation : 1109 hommes, 197 femmes, 131 gens d’église dont 23 religieuses. À côté de familles nobles se trouvent en majorité des gens modestes : cochers, cuisiniers, couturières, journaliers, épiciers, boutonniers, etc.

La plupart ont été condamnés pour des motifs inexistants ou dérisoires, comme par exemple l’Abbesse Louise de Montmorency sourde et aveugle, accusée d’avoir comploté « sourdement et aveuglément ».

Ont péri entre autres le poète André de Chénier et 16 carmélites de Compiègne dont l’histoire inspirera « Le Dialogue des Carmélites » adapté sous la plume de Georges Bernanos.

Affiche du film Le dialogue des Carmélites de Philippe Agostini et Raymond Léopold Bruckberger - Unifrance1960.

Affiche du film Le dialogue des Carmélites-Unifrance

 

Que faire des cadavres des personnes exécutées ?

À cette époque, il n’existe pas de cimetière près de la Place de la Nation, et les responsables vont rechercher un lieu proche et discret pour enterrer les cadavres.

À côté se trouve le couvent des Chanoinesses dont elles avaient été chassées et qui possède un grand jardin. Il a donc été décidé d’en réquisitionner une partie. Les corps y seront jetés sans cérémonie dans les fosses communes.

Des membres de la famille de La Fayette ont aussi été exécutés, et c’est la raison pour laquelle La Fayette sera enterré dans ce lieu qui deviendra le cimetière de Picpus.

 

Le cimetière de Picpus, depuis sa création jusqu’à aujourd’hui

En 1795, le domaine est vendu. Seuls quelques officiels sont au courant de l’existence des fosses communes. La princesse Amélie de Hohenzollern-Sigmaringen acquiert la parcelle du terrain où se trouvent les deux fosses communes.

Un mur est édifié pour séparer cette parcelle contenant les fosses du reste du jardin. En 1802, Mme de Montagu et ses sœurs organisent une souscription qui permet d’acheter le couvent des chanoinesses et les terrains avoisinants. Un portail est construit pour relier le jardin des Chanoinesses du terrain contenant les fosses communes.

 

Photographie d'une des 2 fosses communes du cimetière de Picpus - PhD

Cimetière de Picpus, une des deux fosses communes-PHD

 

En 1805, une communauté religieuse s’installe dans les bâtiments.

Les familles de nobles exécutés fondent le comité de la Société de Picpus. Un cimetière est créé à côté des sinistres fosses communes – il en est juste séparé par une grille – destiné à accueillir les seuls descendants des familles des personnes exécutées pendant la Révolution. C’est toujours le cas aujourd’hui et constitue ainsi la singularité de ce cimetière.

En 1841, une église toujours existante remplace l’ancienne chapelle.

Dans le cimetière, parmi les tombes célèbres, on trouve celle de Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, général de l’armée américaine… dit La Fayette. Il repose à côté de son épouse. Son cercueil est recouvert avec de la terre ramenée des États-Unis et un drapeau américain flotte au-dessus de sa tombe. Chaque 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, l’ambassadeur des États-Unis vient lui rendre hommage, accompagné de représentants de la Ville de Paris, du Sénat et d’autres associations.

 

Photographie de la tombe de La Fayette au cimetière de Picpus - PhD

Cimetière de Picpus, tombe de La Fayette-PHD

 

À noter que l’on trouve également dans le cimetière des plaques commémoratives en mémoire des membres des familles descendantes des personnes exécutées qui ont été déportés et sont morts dans les camps nazis durant la Seconde Guerre Mondiale.

Rappelons enfin que le cimetière situé au 35 rue de Picpus, dans le 12e arrondissement, peut être visité. Les informations du texte proviennent de la brochure éditée par le Cimetière de Picpus.

La rafle du Vel d’hiv dans le 20e en 1942

Dans la cour de la Métairie (métro Pyrénées), la mairie de notre arrondissement commémore chaque 16 juillet la « Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France ».

Ce 16 juillet 2024, Rachel Jedinak était à nouveau présente tout au long des quatre points du chemin, et en fin de parcours au square Édouard Vaillant (photo ci-dessous). Elle nous a rappelé les faits durant cette rafle à travers les moments terribles qu’elle a pu vivre.

Rachel Jedinak square Edouard Vaillant le 16 juillet 2024Rachel Jedinak témoigne devant le panneau rappelant les enfants nés juifs du 20e assassinés-PG

Nous reproduisons ci-dessous notre article paru pour la première fois le 18 juillet 2022,  à l’occasion des 80 ans de cette rafle dans nos quartiers, à destination du Vel d’hiv.

 

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Comme chaque année, ce samedi 16 juillet 2022 a eu lieu la cérémonie rappelant à notre mémoire la rafle du Vel d’hiv des 16 et 17 juillet 1942. Il s’agit de trois endroits de nos quartiers où ont été arrêtés et regroupés les juifs par la police française sous l’occupation.

Leurs plaques commémoratives ont été successivement fleuries après la prise de parole des survivants qui se souviennent de ces jours-là.

Une cinquantaine de personnes était rassemblée à la Métairie, puis à la Bellevilloise et enfin devant l’ancien commissariat intégré dans le bâtiment de la Mairie du 20e. Par ailleurs la cérémonie finira square Édouard Vaillant où un large panneau nous rappelle la longue liste des enfants qui n’en sont jamais revenus.

Cérémonie du Cel d'hivernal dans le 20e

La cour de la Métaierie devant la plaque mémorielle de la rafle de 1942. 16 juillet 2022-PG

Lieux de drame, lieux de mémoire

Devant la cour de la Métairie, lieu de mémoire tout près du métro Pyrénées, nous pouvons voir sur la photo ci-dessus le maire du 20e, Éric Pliez avec de dos à sa droite Jean-Michel Rosenfeld notre ancien maire adjoint . Jean-Michel Rosenfeld -lui-même survivant de la Shoah- a toujours gardé sur lui son étoile jaune ; cette étoile, il finira par nous la montrer en la sortant de sa poche -lentement et dignement- au cours de cette matinée, après nous avoir rapporté ce qu’il a vécu. Il a 8 ans lorsqu’il va vivre et survivre à cette rafle, alors que moins de deux mois avant cette date, le port de l’étoile venait de devenir obligatoire dès l’âge de 6 ans.

 

port de l'étoile juive dès 6 ans

Ordonnance du chef suprême des SS sur le port étoile juive dès 6 ans, extrait du 28 mai 1942- PG

Simplement parce qu’ils étaient juifs

Déjà en 1941 à Paris, une grande rafle avait été effectuée du 20 au 24 août, au cours de laquelle 4 232 hommes juifs ont été arrêtés. Simplement parce qu’ils étaient juifs.

Mais en juillet 1942, les autorités allemandes ordonnent plus largement l’arrestation d’hommes et de femmes juifs en âge de travailler, c’est-à-dire âgés de 16 à 60 ans (55 ans pour les femmes). La France de Vichy va plus loin encore dès le 13 juillet : dans la circulaire d’application de la Préfecture de Police n°173-42 -dactylographiée « secret »- elle va prendre l’initiative d’ajouter cette courte phrase dans un nouveau paragraphe :

« les enfants de moins de 16 ans seront emmenés en même temps que les parents ».

Pas un seul soldat allemand n’a pris part à cette rafle, seule la police française était à la manœuvre sous l’autorité du régime de Vichy. Nos témoins survivants seront victimes de cette circulaire, ils avaient alors bien moins de 16 ans.

De la Bellevilloise jusqu’au square Édouard Vaillant

Ainsi, devant la Bellevilloise, Rachel Jedinak -rescapée à l’âge de 8 ans- se souvient devant nous de ce qu’elle a vécu :

« À la Bellevilloise, « nous étions peut-être plusieurs centaines. Nous étions serrés comme des sardines ». Elle souligne ce qui l’a marqué à vie : « ma mère m’a demandé de partir, je voulais rester avec elle, et elle a fini par me gifler… sur le coup je n’ai pas compris mais plus tard j’ai su que par cette gifle, elle m’avait sauvé la vie ».

Rachel Jedinak témoigne devant la Bellevilloise

Les témoignages de Rachel Jedinak et Ginette Kolinka à sa droite, devant La Bellevilloise le 16 juillet 2022-PG

Puis dans l’ancien commissariat de la Mairie du 20e, Rachel sera enfermée dans la cave et elle nous montrera sur place d’un geste de la main le soupirail où elle se trouvait, cet endroit donnant sur le trottoir fermé par des barreaux.

Ses mots sont simples, sa voix posée appuyant doucement et bien distinctement sur chacun d’entre eux, l’ensemble de ses paroles décrit très précisément les faits, comme le témoignage d’une enfant abordant calmement et intensément ce qu’elle venait de subir. Rachel tient d’ailleurs chaque année à témoigner régulièrement devant les élèves des écoles, tout comme à ses côtés Ginette Kolinka survivante du camp d’Auschwitz-Birkenau et passeuse de mémoire.

Et puis derrière la Mairie, la dernière étape de cette matinée : à l’intérieur du square Édouard Vaillant un grand panneau de novembre 2004 rappelle  la liste des jeunes victimes avec en préambule ce texte en majuscules :

 

Arrêtés par la police du gouvernement de Vichy, complice de l’occupant nazi – Plus de 11 000 enfants furent déportés de France de 1942 à 1944 – Et assassinés à Auschwitz parce qu’ils étaient nés juifs – Plus de 1000 de ses enfants vivaient dans le 20e arrondissement – Parmi eux 133 tout-petits n’ont pas eu le temps de fréquenter une école – Passant, lis leur nom, ta mémoire est leur unique sépulture. Ne les oublions jamais.

suivent les noms de chaque enfant avec leur âge

Stèle des enfants déportés derrière la Mairie du 20e

Square Edouard Vaillant à la mémoire des enfants juifs déportés du 20e – PG

« Ils n’avaient pas de sépulture mais un nom et un âge » rappelle Pascal Joseph, chargé de la Mémoire du 20et du Monde Combattant, avant que chaque volontaire lise chacun successivement cinq noms d’enfants, jusqu’à la fin de la liste.

Enfin plus globalement à l’échelle de notre arrondissement, l’historien Michel Dreyfus présente ainsi dans les Cahiers de la mémoire vivante du 20e datée de 2002, le bilan macabre de ce génocide.

« Le 16 juillet 1942 la plaque dans l’entrée de la mairie le rappelle, 3500 habitants du 20e, dont 1000 enfants, ont été « raflés », par la police parisienne. Déportés, la quasi-totalité d’entre eux n’est jamais revenu, n’ayant pas dépassé, à la fin des trois jours d’un terrible voyage en wagons à bestiaux, le quai des sélections de Birkenau, camp de la mort. Au lycée Hélène Boucher a été inauguré, il y a quelques années, une des premières plaques posées dans un établissement scolaire parisien. Elle porte le nom de 14 lycéennes juives déportées. Le souvenir des enfants est commémoré sur les murs de plusieurs écoles. »

  • À écouter également  le témoignage d’Esther SENOT sur le site de la ville de Paris, une jeune fille de 14 ans qui habitait passage Ronce, dans le 20e avec sa famille et sa communauté d’immigrés polonais. Elle a échappé à la Rafle mais a été prise et déportée quelques mois plus tard à Birkenau, dont elle est malgré tout revenue (lire ici les marches de la mort).

Elle a écrit un livre de souvenirs, « la Petite fille du passage Ronce » (Editions Grasset). 

 

Témoignage d'Esther Senot

Esther Senot, rescapée de la rafle du Vél d’Hiv, témoigne-Photo Ville de Paris

https://www.paris.fr/pages/80-ans-apres-la-rafle-du-vel-d-hiv-le-temoignage-d-esther-senot-21524

https://memoiresdesdeportations.org/personne/senot-esther

Samedi 22 juin de 14h à 17h, la mairie du 20e inaugure le bois de Charonne avec de nombreuses activités prévues sur place. Cet espace vert est situé à l’emplacement de La Petite Ceinture, entre la rue de Volga et le Cours de Vincennes.

À cette occasion, nous republions notre article paru pour la première fois le 7 février 2023. De son côté, l’AHAV a prévu pour 2025 une conférence sur la Petite Ceinture à Paris et dans le 20e.

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La prochaine « forêt urbaine de Charonne »

Une ancienne gare de marchandises transformée en espace vert

Actuellement, des travaux sont en cours pour créer un espace arboré sur le tronçon de la Petite Ceinture situé entre le 56 rue du Volga et le 103 Cours de Vincennes.

La mairie appelle ce projet « forêt urbaine de Charonne ». L’opération s’étend sur 3,5 hectares d’espace vert, elle comprendra une prairie de 1200m2 et plus de 1000 arbres devraient être plantés. Ce projet est possible grâce au rachat par la Ville de Paris à la SNCF de la surlargeur le long des rails et à la récupération des zones servant de dépôt de bus pour la RATP.

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 Les débuts du logement social dans le 20e

Bulletin n°81

 

 

La révolution industrielle du début du 19ème siècle a entraîné un afflux de population dans les villes et en particulier à Paris, qui était alors la capitale industrielle de la France.

Des centaines de fabriques et d’ateliers se sont installées dans tout Paris et ont attiré une importante population de paysans pauvres venant de toutes les provinces cherchant un travail et une vie meilleure.

Les grands travaux du baron Haussmann ont entraîné la démolition de centaines d’immeubles, les propriétaires ont été indemnisés.

Mais les ouvriers, qui ne sont généralement pas propriétaires, ne pouvaient plus payer des loyers qui avaient considérablement augmenté.

Ils ont été obligés de partir et se sont concentrés dans l’Est parisien et en particulier dans notre arrondissement. Les ouvriers habitaient ainsi le plus près possible de leur lieu de travail et l’Est parisien est devenu très vite surpeuplé.

Paris, qui avait été une ville où toutes les classes sociales se mélangeaient (les bourgeois habitaient dans les étages bas et les autres dans les étages hauts), est devenue une ville avec ses quartiers bourgeois et ses quartiers pauvres.

Philippe Dubuc, vice-président de l’AHAV, nous avait présenté l’histoire des débuts du logement social à Paris, et principalement dans le 20e arrondissement, lors d’une conférence le 18 avril 2024 à la mairie du 20e.

Retrouvez cette histoire dans notre nouveau bulletin qui vient de paraître.

Les bulletins sont envoyés gratuitement sous format papier à nos adhérents au fur et à mesure de leur parution.
Vous pouvez commander en ligne ce bulletin et tous les bulletins déjà parus, sous format imprimé ou sous format pdf téléchargeable.




L’AMI passe le cap des 800 numéros

 

Notre journal local l’AMI du 20e a fini son année 2023 avec la publication de son numéro 800. Au point d’en avoir fait sa « une ». Ce mensuel vendu en kiosque dans notre arrondissement est le plus ancien journal local de la région parisienne. Créé avant 1939, il a survécu à la guerre puis à la « boboïsation » de nos quartiers.

 

Une du numéro 1 de l'AMI de Ménilmontant, novembre 1945

Numéro 1 de l’AMI de Ménilmontant, novembre 1945 – PG

 

À l’origine, un bulletin devenu journal

Avant la deuxième guerre mondiale, la paroisse de Notre Dame de la Croix de Ménilmontant publiait son bulletin sous le titre de l’Ami de Ménilmontant, bulletin qui va se saborder en juin 1940 après avoir publié 107 numéros. Il reparaît en novembre 1945, une nouvelle aventure animée par l’abbé Meuillet et un militant chrétien, Jean Simon.

Le changement est marqué sous forme d’un numéro 1, et il devient à la fois un journal chrétien comme l’indique le sous-titre « Courrier de la Chrétienté Paroissiale », journal militant et journal d’informations locales :

 

  • Un journal chrétien

Comme l’exprime l’éditorial du numéro 1 écrit après-guerre par l’abbé Meuillet, il s’agit d’abord d’un journal chrétien :

Dans le quartier, chaque jour ou presque un enterrement […….]. L’administration dira du disparu : « il est décédé ». Le concierge dira autour d’elle, rondement : « il est mort », le voyou gouailleur : « crevé », l’église elle dira : « le défunt »[…….] Pour nous chrétiens, la mort n’est pas le trou noir sans espérance. Ce n’est pas le néant. C’est la porte mystérieuse qui donne sur la vie éternelle.

 

  • Un journal militant

L’Ami de Ménilmontant s’engage aussi dans les actions locales. Le 20e est un quartier très populaire où les taudis sont nombreux après-guerre, les personnes âgées livrées à elles-mêmes et le logement précaire. Le journal informe et lance des actions de solidarité pour récolter charbon, nourriture, vêtements. Il aborde les problèmes de santé, de travail. Il enquête sur les maladies infantiles dans le 20e. On trouve également dans le journal une rubrique dédiée aux personnes en grande difficulté à aider dans le 20e. De nombreux jeunes travailleurs chrétiens bénévoles, souvent membres de la CFTC, vont participer à ces actions solidaires.

 

  • Un journal d’informations locales

Le journal s’ouvre aux actualités du quartier pouvant intéresser les habitants.

Et puis en mai 1947, la paroisse de Charonne rejoint l’équipe et le journal devient « L’Ami de Ménilmontant et de Charonne », avec comme sous-titre « courrier de la chrétienté du 20e ».

Jean Simon et Jean Vanballinghem, fondateurs de l'AMI en 1945

Jean Simon et Jean Vanballinghem, parmi les fondateurs de l’AMI en 1945 – PG

 

Dernier changement de titre : L’AMI du 20e

L’année suivante, l’administration du journal déménage et toutes les paroisses de l’arrondissement rejoignent le journal. Le titre change et devient en 1948 « l’Ami du 20e » avec comme sous-titre « Journal chrétien d’information locale ».
Ce titre ne changera plus, mais son sous-titre est aujourd’hui devenu « Journal d’informations locales, culturelles et chrétiennes ».

Outre les informations locales et paroissiales, le journal continue des actions de solidarité comme les « brouettes de l’Ami » pour récolter et distribuer aux personnes âgées dans le besoin des vêtements, du charbon et des biens alimentaires.

Son action sociale menée par de jeunes chrétiens bénévoles durera près de 10 ans; par exemple, en mars 1955, il promeut une campagne pour aider les enfants à partir en vacances. L’action religieuse reste aussi très présente, par exemple, en novembre 1960, le journal lance une souscription pour financer le voyage de malades à Lourdes.

 

La crise financière de l’AMI en 1990

Progressivement, le quartier s’embourgeoise et les actions sociales mobilisent beaucoup moins les lecteurs, au point que celles-ci seront progressivement réduites : les lecteurs ont tendance à s’intéresser davantage aux problèmes de propreté et de sécurité, moins à l’aide aux plus démunis.

Le journal lui-même entre dans de grandes difficultés financières en 1990, et doit en conséquence réduire le nombre de pages. En réponse à ces difficultés, une souscription est lancée en septembre 1991 et permettra de réunir les fonds nécessaires à la survie et à la relance du journal.

Une du numéro 800 de l'Ami du 20e

Une du numéro 800 de l’Ami du 20e-PHD

 

L’AMI du 20e d’aujourd’hui

Issu d’un bulletin paroissial et du mouvement ouvrier chrétien, le journal conserve une relation forte avec les paroisses du 20e et trois pages restent consacrées à la vie religieuse.
Le journal informe de tous les grands et petits évènements du quartier, en particulier ceux concernant les travaux d’aménagement et de transport. Il dispose de représentants dans les conseils de quartier dont il relate régulièrement l’activité. Plusieurs pages sont dédiées à la vie culturelle. Quant à la page « histoire », elle est rédigée par un membre de l’AHAV et expose chaque mois un sujet lié au 20e : il peut s’agir d’un lieu, un évènement ou une personne.

 

L’an prochain l’Ami fêtera ses 80 ans. Souhaitons-lui longue vie !

Groupe Manouchian, foot et Résistance

Conférence à la mairie du 20e

Nous commémorons cette année le 80ème anniversaire de l’exécution des 23 résistant(e)s  du groupe Manouchian (Francs-Tireurs et Partisans – Main d’Œuvre Immigrée). En leur mémoire, ce 21 février 2024 est l’occasion de voir entrer au Panthéon leur chef Missak Manouchian et sa femme résistante, Mélinée Manouchian.

 

La Dépêche, 22 février 1944

La Dépêche, 22 février 1944

 

Plus localement, l’association l’Affiche Verte Manouchian organise, en partenariat avec la Mairie du 20e, une conférence exceptionnelle :

 

Foot et Résistance(s)  « Rino Della Negra et Sócrates, deux footballeurs résistants »

 

📅 Samedi 9 mars 2024

🕒 À 13h45

📍 À la Mairie du 20e arrondissement, salle des Fêtes

  Entrée gratuite sur préinscription via Helloasso

QRcode HelloAsso

 

 

Rino Della Negra. Footballeur et partisan (éd. Libertalia)

Rino Della Negra. Footballeur et partisan-éd. Libertalia

Football et politique au Brésil

La démocratie portée par le football populaire au Brésil-Le Comptoir

 

 

Déroulé prévisionnel

  • Introduction d’Éric Pliez, maire du 20e, des élus, et des organisateurs Affiche Verte Manouchian
  • Première partie : Rino Della Negra Footballeur et partisan du Groupe Manouchian

Avec :

      • Jean Vigreux, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne Franche-Comté,
      • Dimitri Manessis, docteur en Histoire,
        • auteurs de « Rino Della Negra Footballeur et partisan » Edition Libertalia (2022)
      • Un responsable du Red Star FC, ancien footballeur international français, conseiller du président au Red Star FC.
Dimitri Manessis et Jean Vigreux

Dimitri Manessis et Jean Vigreux

  • Intermède : Diffusion de l’épisode du film d’Éric Cantona « les rebelles du foot » consacré à Sócrates
  • Seconde partie : Sócrates, la démocratie corinthiane face à la dictature au Brésil
Raí Souza Vieira de Oliveira

Raí Souza Vieira de Oliveira

      • Avec Raï Souza Vieira de Oliveira (frère cadet de Sócrates) emblématique ancien capitaine de la Seleção remportant le Mondial 1994 et du Paris Saint Germain (1993-1998) dont il a été élu meilleur joueur de tous les temps
      • Animation : Chérif Ghemmour,  journaliste et fondateur du magazine So Foot
  • Buffet convivial et dédicace des ouvrages

Contacts organisation Affiche Verte Manouchian : affichevertemanouchian@gmail.com 

Programme autour de Missak et Mélinée Manouchian dans le 20e :  https://mairie20.paris.fr/pages/il-etait-une-fois-le-20e-la-rue-du-groupe-manouchian-20448

Au restaurant « Le Ramus », portrait du grand-père en uniforme qui s’est battu pour la France-PG

L’arrivée des kabyles au XXème siècle

 

Après Idir et les kabyles dans le 20e et Les kabyles en 1871, une histoire « Commune », nous terminons notre enquête sur les kabyles et le 20e arrondissement en prenant connaissance de leur arrivée en France au XXème siècle.

À l’origine de leur venue, la guerre et le manque de main-d’œuvre. Les autorités françaises vont alors se tourner vers leur recrutement depuis les colonies.

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Édouard Vaillant, une conférence proposée par

Histoire et Patrimoine du 12e

 

L’association Histoire et Patrimoine du 12e organise une conférence sur

 

Édouard Vaillant, par Claude Pennetier, chercheur au CNRS,

le jeudi 8 février 2024 à 18h30,

à la salle des fêtes de la Mairie du 12e arrondissement

130 avenue Daumesnil, 75012 Paris

 

Vous retrouverez la présentation de cette conférence sur le site de l’association Histoire et Patrimoine du 12e :

https://www.histoireetpatrimoinedu12.fr/edouard-vaillant

L’inscription préalable est obligatoire : histoire.patrimoine.12@gmail.com

 

 

Portrait du député Edouard Vaillant

Édouard Vaillant © Assemblée nationale

Né en 1840 à Vierzon et décédé en 1915, villa du Bel Air dans le 12e arrondissement, ingénieur des Arts et Manufactures, militant blanquiste, Édouard Vaillant a été l’un des acteurs importants de la Commune de Paris, notamment en tant que délégué à l’instruction publique dans la commission exécutive. Il a formé, avec Jean Jaurès, Jules Guesde et Jean Allemane, le quatuor majeur du socialisme français de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle.

Les liens d’Édouard Vaillant avec le 20e arrondissement 

  • Édouard Vaillant est conseiller municipal en 1884. Cette année-là, il est élu simultanément conseiller municipal à Vierzon, sa ville natale, et dans le 20e arrondissement. Il opte pour ce dernier mandat qui lui sera renouvelé en 1887 et qu’il n’abandonnera qu’après son élection à la Chambre des députés.
  • Le 3 septembre 1893, il est élu député de la Seine  dans la 2ème circonscription du 20e arrondissement, et y sera régulièrement réélu jusqu’à sa mort en 1915.
  • Le square situé entre la mairie du 20e et l’hôpital Tenon porte le nom d’Édouard Vaillant.
Édouard Vaillant mur des Fédérés Cimetière du Père Lachaise Paris 20e

Édouard Vaillant devant le mur des Fédérés inauguré le 24 mai 1908-BnF