Du Paris kabyle aux Kabyles de Paris

 

L’histoire des Kabyles à Paris commence par deux événements historiques qui finiront par converger : la Commune de Paris et la Révolte des Kabyles de 1871. Les rescapés du pavé parisien et ceux de la montagne kabyle échoueront en Nouvelle Calédonie. Le 22 août 1895, Azziz El Haddad, une des figures emblématiques de la révolte kabyle, meurt au 45 boulevard de Ménilmontant, chez son ami et compagnon de déportation, le communard Eugène Mourot.

L’histoire se poursuit de la guerre 14-18 jusqu’à aujourd’hui. Quartier par quartier, décennie après décennie, les Kabyles marqueront de leur empreinte la ville, son histoire, son économie, sa démographie et bien sûr sa culture. Notamment du côté du XXe arrondissement. C’est là que se retrouve le populo, la solidarité des établis et la fraternité des zincs, la tectonique des rencontres et des amours, là que les bistrots kabyles et autres garnis ouvrent et que se fixera une empreinte culturelle forte. C’est là aussi que vivra Idir, le grand chanteur et figure tutélaire du chant kabyle inhumé au cimetière du Père Lachaise.

Cette conférence est présentée par Frédérique Gaudin, secrétaire générale de l’AHAV.

 

La conférence a lieu :

📅 Jeudi 21 mai 2026
🕡 À 18h précises
🪧 À la mairie du 20e arrondissement, Salle du Conseil

   Entrée gratuite, sur réservation par mail à ahav.paris20@gmail.com




Le film « Le Ballon Rouge » va fêter ses 70 ans

 

Ce petit chef-d’œuvre de 32 mn a obtenu, lors du Festival de Cannes 1956, la Palme d’Or du film de court métrage. Dévoilé en France le 10 octobre 1956, il était ressorti en 2007.

Il retrace l’histoire pleine de poésie d’un petit garçon de Ménilmontant qu’un mystérieux ballon rouge va suivre dans ses pérégrinations durant plusieurs jours. L’occasion de retrouver l’ambiance des rues de notre arrondissement dans les années 50.

L’un de nos adhérents, Alain Marcel Dequier, lui a consacré un bel article publié par notre partenaire, Mon petit 20e.

Vous pouvez le découvrir ici : https://monpetit20e.com/le-ballon-rouge-un-chef-doeuvre-du-cinema-tourne-il-y-a-70-ans-dans-le-20e-arrondissement/

Vous pouvez aussi commencer par vous délecter des 2’19″ de la bande annonce d’époque accessible ici : https://www.youtube.com/watch?v=EtguRibqY3Q

De bien agréables frissons en perspective.

 

Image du fil "Le ballon rouge"

La tranchée Sorbier vers 1868 – photographie de Charles Marville © Musée Carnavalet

La Petite Ceinture ferroviaire parisienne est porteuse d’interrogations, de mystères et d’une foultitude de projets.

De la genèse de cette infrastructure jusqu’à son lent déclin, nous en analyserons les modalités d’exploitation, en particulier son trafic voyageur, avec son record de fréquentation durant l’Exposition Universelle de 1900. Une attention particulière sera portée sur les gares qui desservaient le 20e arrondissement.

 

Cette conférence est présentée par Jean-Marc Cholet, de l’association Histoire et Patrimoine du 12e arrondissement.

 

La conférence a lieu :

📅 Mardi 14 avril 2026
🕡 À 18h précises
🪧 À la mairie du 20e arrondissement, Salle du Conseil

   Entrée gratuite, sur réservation par mail à ahav.paris20@gmail.com




La rue des Immeubles-Industriels, à deux pas du 20e



À la fin du Second Empire, les artisans du faubourg Saint-Antoine sont confrontés à une grave crise économique. Trop chers, victimes de la concurrence anglaise, les meubles qu’ils produisent se vendent de plus en plus mal. C’est alors que l’industriel Jean-François Cail a l’idée de repenser complètement l’organisation du travail et le mode de production. Il confie à l’architecte Émile Leménil le soin de construire une rue d’ateliers modernes, fortement mécanisés, alimentés par une centrale à vapeur commune, et accompagnés de logements familiaux.

Cette rue proche de la place de la Nation joint le Faubourg-Saint-Antoine au boulevard Voltaire. Elle présente toujours son aspect de la fin du XIXe siècle, même si les activités que l’on y exerce ont bien évolué.

Hervé Deguine, de l’association Histoire et Mémoire du 11e arrondissement, auteur de l’ouvrage de référence sur cette rue, animera pour l’AHAV cette balade commentée.

📅  Jeudi 16 avril 2026

🕙  De 10h à 12h

 Date limite d’inscription : 12 avril

👥 15 personnes maximum

 

Les visites guidées sont réservées à nos adhérents ; le lieu de rendez-vous sera indiqué après inscription sur ahav.paris20@gmail.com

 

carte postale de la rue des immeubles industriels, Paris 11e

La rue des Immeubles-Industriels vers 1900



Le « 33 rue des Vignoles », siège de la CNT

 


Quel est le lien entre la Première Internationale, la Retirada, la Nueve, un chat noir hérissé et le 33 rue des Vignoles ?

Réponse : La CNT, Confederación Nacional del Trabajo, en espagnol, Confédération Nationale du Travail, en français.

Le centre du 33 rue des Vignoles, cette impasse peinte en rouge sang donnant sur la rue des Vignoles, entre le restaurant Ighouraf et l’impasse des Souhaits, a fermé ses portes début 2025 jusqu’à la fin des travaux de restauration prévue en septembre 2026.

Ce projet architectural, auquel a été associée la CNT, comprendra, entre autres, un Centre de Mémoire anti-fasciste et libertaire, couvrant la période de 1931 à 1975, du point de vue de l’exil, comprenant la période Républicaine en Espagne, la période révolutionnaire 1936-1939, la deuxième guerre mondiale, la Résistance, Mauthausen, et l’exil long. L’association 24 août 1944 en parle ici.

 

L’histoire du lieu

L’impasse est apparue au cadastre dans le dernier quart du XIXe siècle. Elle s’est insérée dans le réseau de rues et de passages « en peigne » hérité des terres maraichères et des vignobles de ce quartier de Charonne.

Dans les années 1970, l’impasse est faite de palissades en bois, les locaux sont assez sommaires, les ouvriers espagnols construisent donc les locaux « en dur ». La CNT raconte l’histoire du 33 rue des Vignoles.

Le CNT française, elle, arrive dans les locaux dans les années 80 ainsi que l’ORA – Organisation Révolutionnaire Anarchiste. De 1970 à 1994, le 33 rue des Vignoles est installé et la CNT cohabite avec de nombreux artisans.

Ainsi, au fil du temps, se sont succédé les métiers les plus divers : un atelier de traitement et revêtement des métaux, un atelier de fabrication de chandails, pull-overs, polos, gilets, bonneterie et même un bijoutier joaillier.



Deux photographies du 33 rue des vignoles, en 1970 et en 2025

À gauche : en 1970, à l’arrivée dans les lieux de la CNT, photographie CNT — À droite : avec les balcons construits par les personnes de la CNT, présents jusqu’en 2025, photographie Thierry Mercier – DR

 

En 1994, dans le contexte des projets de ré-urbanisation du quartier de la Réunion, – que d’autres nommeront « bétonisation de l’Est Parisien », comme les ZAC des Amandiers, de Saint Blaise, ou de la place des Fêtes, la Ville de Paris achète la moitié de la rue des Vignoles entre le coin de la rue Buzenval (restaurant Ighouraf) et la rue Planchat. Le permis de démolir est attribué. Mme Dawint, propriétaire des lieux, est expropriée, et conséquemment sommée de faire partir la CNT.

Une bataille juridique s’engage. En septembre 1996, un cortège de 2000 personnes du quartier « en lutte » va jusqu’au siège de la cité administrative de la Préfecture de Paris, boulevard Morland. Le maire Jean Tiberi écoute. Jacques Chirac, sympathisant des résistants espagnols, soutient le maintien de la CNT en ses locaux et la non-destruction de l’îlot. Le projet de destruction du 33 rue des Vignoles ainsi que tout l’îlot Planchat – Vignoles est abandonné.

Une période de négociation commence. Et un bail est proposé en 2000, qui restera non signé. Pendant 6 ou 7 ans, il y a statu quo. La CNT entreprend à nouveau de nombreux travaux.
Le lieu, outre la CNT, abrite d’autres locataires, et a de nombreuses activités comme de la boxe, du flamenco, une AMAP « le Temps des Légumes », des conférences, des bals populaires, des fêtes irlandaises, des expositions, et participe à l’opération portes ouvertes des Ateliers du Père-Lachaise Associés, projections… Outre, bien sûr, les permanences syndicales, et même des rassemblements internationaux organisés par la CNT.

À partir de 2015, la CNT propose de réhabiliter elle-même le « 33 », mais cela s’avère impossible financièrement.

Cette même année, le jardin situé entre l’hôtel de ville de Paris et la Seine est renommé « jardin des Combattants de La Nueve ». La CNT adresse donc un courrier à la maire de Paris nouvellement élue, Anne Hidalgo, pour évoquer l’avenir du 33 rue des Vignoles. L’argumentaire porte ses fruits.

Ce lieu historique et patrimonial est enfin considéré comme tel, il va être rénové. L’histoire personnelle de Mme Hidalgo, liée à l’Espagne républicaine, a vraisemblablement permis à ce projet d’aboutir. Un bail est enfin signé en 2020 jusqu’en 2032, le bail civil de 12 ans étant le bail maximum pour les associations.

 

L’histoire de la CNT

C’est une organisation anarcho-syndicaliste issue des noyaux ouvriers anarchistes militants de la Première Internationale, fondée en 1864, avec une section à Barcelone créée en décembre 1868. L’histoire complète est dans un article long accessible dans l’espace adhérent.

La CNT, créée en 1910 en Espagne, se reconstitue en septembre 1944, comme toutes les organisations politiques et syndicales, avec 45 000 adhérents.


Solidaridad Obrera n°19 du 24 septembre 1944, article relatant la Libération de Paris

Solidaridad Obrera n°19 du 24 septembre 1944, article relatant la Libération de Paris
https://www.24-aout-1944.org/avec-les-espagnols-de-la-division/ – DR

 

La Confédération nationale du travail a alors plusieurs implantations : d’abord, à Toulouse, rue Belfort, puis à Paris, où elle occupe divers locaux successifs dans les 10e, 11e puis 20e arrondissements. Ces locaux parisiens sont des lieux de sociabilité importants, où on accueille les nouveaux réfugiés, où on se réunit, où on discute, où on élabore les luttes, où on éduque, et où on fait les journaux.

Les anarchistes espagnols viennent rue de la Douane de 1944 à 1948, près de la place de la République, dans d’anciens locaux de la CGT avant-guerre, investis par les allemands pendant la Guerre. Vu les relations avec la CGT après-guerre, ils doivent partir en 1948. Ils font un court passage rue de la Fontaine-au-Roi. Puis, de 1948 à 1970, ils prennent un local rue Sainte Marthe, qui devient inadapté, à cause de son accès par un escalier très raide, en particulier. C’est alors qu’en 1970, un camarade de la CNT, tourneur-fraiseur travaillant rue des Haies, apprend l’existence d’un « local » rue des Vignoles. L’affaire est faite, la CNT s’installe durablement au 33 rue des Vignoles.

Nous attendons la fin de l’année 2026 avec enthousiasme pour voir le chat noir à nouveau élire domicile au 33 rue des Vignoles, dans une impasse apaisée où la CNT continuera d’écrire son histoire.

 

Photographie du Siège parisien de la Confédération nationale du travail en 2014

Siège parisien de la Confédération nationale du travail, 33 rue des Vignoles, en 2014 – wikimedia Ben Siesta DR


Le cimetière du Père-Lachaise est parcouru par les touristes du monde entier, à la recherche de célébrités contemporaines ou issues de temps plus anciens.

C’est oublier que c’est aussi un lieu imprégné de l’histoire de Paris et de l’Histoire en général, avec ses composantes mémorielles. Mais c’est aussi un musée d’art funéraire où se sont exprimés des artistes parfois inattendus dans un tel lieu.

Enfin, on a découvert plus récemment que c’était un espace de biodiversité faisant la fierté de son conservateur actuel.

Ce sont tous ces thèmes que nous essaierons d’ébaucher, déclenchant peut-être l’envie d’en savoir plus sur l’un ou l’autre d’entre eux.

 

 

Cette conférence est présentée par Pierre Besson, président de l’AHAV.

La conférence a lieu :

📅 Jeudi 19 février 2026
🕡 À 18h précises
🪧 À la mairie du 20e arrondissement, Salle du Conseil

   Entrée gratuite, sur réservation par mail à ahav.paris20@gmail.com

 

 



Tiens ! Gambetta s’est enfin refait une beauté…

 

Les habitués du square Édouard Vaillant, entre la mairie du 20e arrondissement et l’hôpital Tenon, connaissent bien la spectaculaire statue de Léon Gambetta qui y trône depuis 43 ans.

Ces dernières années, ils avaient bien remarqué combien, d’hiver en hiver, notre pauvre Gambetta faisait de plus en plus triste mine, et ils s’en désolaient. Les services municipaux avaient bien essayé d’agrémenter un peu l’endroit en aménageant au pied une petite pièce d’eau… qui tenait plutôt du pédiluve.

 

Le monument à Léon Gambetta, détails des lichens et mousses installés – Cliché CDD

Et, depuis des années, mousses et lichens avaient envahi la statue jusqu’à la rendre presque méconnaissable. 

Le monument sous son habillage de bâches – Cliché CDD

Au printemps 2025, Gambetta disparut sous un échafaudage de bâches blanches sans autre explication. Quelques mois après, sans tambours ni trompettes, il réapparut, éclatant de blancheur, magistral et magnifique.

 

Le monument à Léon Gambetta, square Édouard Vaillant, après restauration – Cliché CDD

 

 

Étrange histoire d’un monument nomade …

Ce monument a connu toute une histoire avant d’arriver dans le 20e arrondissement. Il est le vestige d’un ensemble statuaire monumental aujourd’hui détruit, placé à l’origine dans la Cour Napoléon du Palais du Louvre.

Fruit d’une souscription internationale lancée en 1884, il fut inauguré le 13 juillet 1888. Gambetta, décédé prématurément en 1882, aurait fêté cette année-là ses 50 ans, et la République au pouvoir souhaitait souligner cet anniversaire en érigeant dans un des lieux les plus prestigieux de Paris un imposant monument à la mémoire du grand homme.

 

Le monument dans la Cour Napoléon du Palais du Louvre, dans son état d’origine, carte postale

Le monument original était placé en avant de la cour Napoléon du Palais du Louvre, face au Carrousel. Haut de 27 mètres, il était composé d’un pylône pyramidal dont la base portait un ensemble de figures allégoriques et d’ornements de bronze. Sur la face avant, à mi-hauteur, figurait la statue de pierre qui nous est familière, celle qu’on voit maintenant square Edouard Vaillant. Gambetta y est représenté en pied, dans une position de tribun, le bras tendu devant lui, au milieu d’un groupe de soldats. Des épisodes glorieux de sa vie et des extraits de ses discours étaient gravés sur le pylône, au sommet duquel trônait une allégorie en bronze de la Gloire de la Démocratie assise sur un lion ailé.

Les sculptures, dues à l’artiste Jean Paul Aubé, étaient installées sur une architecture de Louis Charles Boileau. Le musée d’Orsay conserve une maquette en plâtre au 1/90e du monument datant du concours de 1884.

Le monument dans la Cour Napoléon du Palais du Louvre, état d’origine, prise de vue privée (DR)

La cour Napoléon était alors occupée par deux squares arborés. Le monument à Gambetta prit place dans celui qui s’ouvrait sur le passage des guichets du Louvre. L’autre accueillit, en 1908, une statue équestre de La Fayette.

Pendant l’Occupation, en 1941, les éléments de bronze furent démontés dans le cadre de la récupération des métaux non ferreux ordonnée par le gouvernement de Vichy. La statue en pierre fut épargnée.

En 1954, on réaménagea la cour Napoléon. Les squares furent supprimés et, pour dégager la vue des façades du Palais du Louvre, les monuments enlevés. Par la suite, dans les années 1980, cet espace qui ne servait plus que de parking pour les automobilistes parisiens fut complètement remanié avec une nouvelle réflexion sur les accès du musée du Louvre et l’édification des pyramides en verre et métal de l’architecte sino-américain Ieoh Ling Pei, bien connues aujourd’hui des touristes du monde entier.

En 1982, seul subsistait du monument originel le groupe de Gambetta entouré de soldats. A l’occasion du centenaire de la mort de Léon Gambetta, on décida de l’installer dans le square Édouard Vaillant (20e arrondissement), non loin de la place et de l’avenue Gambetta.

 

Plaque accompagnant le monument, square Édouard Vaillant – Cliché CDD

 

Le nom de Léon Gambetta est très étroitement lié à l’histoire républicaine du 20e arrondissement : il fut en particulier le rédacteur du « Programme de Belleville », en 1869, et, plusieurs fois, il fut élu député de l’arrondissement.

Aujourd’hui, nous ne pouvons que nous réjouir que sa statue ait retrouvé sa place dans notre espace public… et toute sa splendeur.



Histoire du cinéma dans le 20e

 

Alfred Hitchcock disait « Un film n’est pas une tranche de vie, c’est une tranche de gâteau ». Pour savourer ce gâteau, nous rappellerons la naissance du cinéma en France et en particulier dans le 20e arrondissement qui a été un haut-lieu des débuts du cinéma.

Nous parlerons de Léon Gaumont et de ses studios, d’Alice Guy, qui fut la première réalisatrice au monde et qui a tourné ses films dans le 20e, et des importantes usines Continsouza qui fabriquaient caméras et projecteurs.
Nous présenterons les dizaines de cinémas de quartier du 20e aujourd’hui disparus, ainsi que les deux seuls cinémas restants.

Le chapitre suivant portera sur les films tournés dans le 20e et sur les lieux de tournage.

Nous terminerons par une visite virtuelle au cimetière du Père-Lachaise où reposent plus de 200 réalisateurs, acteurs, décorateurs, techniciens, etc.

Simone Signoret, Claude Dauphin et Dominique Davray dans Casque d’Or de Jacques Becker, 1952 – ©DR

Cette conférence est présentée par Philippe Dubuc.

La conférence a lieu :

📅 Jeudi 22 janvier 2026
🕡 À 18h précises
🪧 À l’auditorium du Pavillon Carré de Baudouin, 121 rue de Ménilmontant (bus 96 et 26)

   Entrée gratuite, nombre de places limité, uniquement sur inscription sur le site du PCB

 

Buste de Georges Méliès sur sa tombe au Père-Lachaise

Tombe de Georges Méliès au Père-Lachaise – PD

 



Les eaux nouvelles et anciennes du 20e

 

Nous vous proposons une visite sur Les eaux nouvelles et anciennes du 20e

📅 Dimanche 7 décembre 2025

🕙 À 10h

⏳ Durée environ 2h30mn – 3,5km

Cette visite guidée par Jacques Paulic est réservée à nos adhérents sur inscription à notre courriel : ahav.paris20@gmail.com
Le lieu de rendez-vous sera précisé en retour.

 

L’alimentation en eau potable de Paris partage une longue histoire avec le 20e arrondissement.
Dans ce parcours original, nous évoquerons en premier lieu l’approvisionnement en eau, récent et présent.
Puis nous remonterons dans le temps pour découvrir des captages historiques des Sources du Nord.

Portrait d'Eugène Belgrand

Eugène Belgrand

Une personne a bien connu les eaux nouvelles et anciennes au 19ème  siècle : il s’agit du grand ingénieur Eugène Belgrand.

Il a conçu une grande partie du réseau moderne et actuel de Paris. Il avait aussi étudié les réseaux anciens et écrivait en 1877 :

« Lorsque j’aurai disparu avec trois ou quatre collaborateurs et autant d’anciens serviteurs qui surveillent les tronçons d’aqueducs comme une chose sacrée, qui en jaugent l’eau comme si elle était encore indispensable à Paris, il ne restera pas même un souvenir de ces vieilles choses ».

Venez voir !

Châteaux d'eau du réservoir de Ménilmontant

Châteaux d’eau rue du Télégraphe-PG



Des ombres légères … l’histoire des femmes résistantes dans le 20ème

 

Paris 1940-1944. Un quart des résistant·e·s du 20e étaient des femmes, d’origines et d’engagements divers.

Elles ont lutté pour la libération de la France occupée, pour le retour de la démocratie mais aussi pour un monde meilleur. Elles ont été emprisonnées, internées par le régime de Vichy, déportées par les nazis, voire guillotinée en Allemagne pour l’une d’entre elles (Simone Schloss), mais elles ont pu aussi passer à travers les mailles du filet.

 

Simone Schloss

 

Cette conférence, présentée par Françoise Ramaut, nous invite à faire connaissance avec ces « ombres légères ».

La conférence a lieu :

📅 Jeudi 16 octobre 2025
🕡 À 18h précises
🪧 À la mairie du 20e arrondissement, salle des mariages

   Entrée gratuite, nombre de places limité, uniquement sur inscription par mail à ahav.paris20@gmail.com